Image de † 13-N † (publiée sur Flickr)
Je viens de lire une news qui m’a un peu marquée… un jeune homme de 21 ans est décédé suite à des coups reçus de son frère pendant une joute de basketball…
Mon interrogation : comment peut-on en venir à être aussi violent ? L’histoire ne nous dit pas si e jeune homme avait vécu des choses difficiles avec ce frère … Si c’était l’harmonie ou la guerre froide entre les deux … On peut supposer que non… quand on joue ensemble, c’est pas pour s’envoyer dans la mort cinq minutes plus tard… à moins d’avoir en tête une préméditation.
C’est arrivé dans mon pays, bien oui, le Canada. On dit de mon pays qu’il y vit des gens pacifiques, que la paix y règne. En général, je vous l’accorde, c’est plutôt vrai. Mais, il y a toujours ces faits divers que l’on découvre et qui parfois nous donnent le goût de vomir une société où un peu partout dans le monde les abus de pouvoir, l’égoïsme et autres faiblesses humaines peuvent mener à des joutes sanglantes et mortelles.
C’est le fracas de sa tête sur le pavage qui l’a tué, pas juste les coups de son frère… mais après avoir encaissé les multiples frappes de son frangin, il avait peut-être, on le suppose, la tête pas mal plus molle qu’à l’habitude non ? … Il faut frapper fort pour tuer quelqu’un à coups de poing il me semble.
C’est connu, les frères et sœurs peuvent se battre, voire se déchirer entre eux. Je suppose, et là c’est vraiment hypothétique chez moi car je suis enfant unique, que l’on ne choisit pas toujours le comportement de ses frères et sœurs et qu’ils peuvent nous tomber sur les nerfs avec les années. Même chose pour ses parents bien sûr. On a juste à penser aux fameux frères Dalton … clin d’œil …mais aussi à cette mère il y a un an ou deux qui a noyé son fils… Les parents aussi perdent les pédales pas juste les enfants ou les jeunes adultes.
Selon les grands penseurs, il ne faut pas juger que parce qu’un enfant tue son consanguin et bien qu’automatiquement il le déteste. Il s’agit d’un moment hors contexte familial, une folie, une perte de contrôle, qui n’a rien à voir avec l’amour et les liens du sang mais plutôt avec la personnalité, les manques dans l’apprentissage du contrôle de soi. Je pense que ça peu être vrai. Il y a tout de même plein de gens qui se sont réveillé un matin après coups ou meurtre et qui ne comprenaient pas ce qui s’était vraiment passé ou ce qui leur était réellement arrivé. On peut perdre la tête. On a pas le droit de tuer, non, bien sûr. Et la perte de contrôle ne pardonne pas tout. Mais je crois que cela peut arriver malheureusement et que les gens qui ont mener l’acte de violence jusqu’à la mort peuvent être des personnes avec, à priori, aucun instinct meurtrier. C’est là que m’apparaît la tristesse dans ce genre d’histoire.
Comment se réhabilite-t-on par la suite ? La famille ne veut plus nous voir, la société nous condamne, la personne aimée est décédée, le pardon ne peut donc pas être vraiment accordé… pas évident.
Ça brise une vie tout de même à 24 ans d’être accusé d’homicide. C’est pas comme une mauvaise note au bureau du directeur de l’école. Non. C’est une mauvaise note dans un casier judiciaire qui va poursuivre la personne une bonne partie de sa vie. Et non, il aurait pas pu y penser avant. Il a perdu le contrôle, il a vu noir ou rouge pour certains. Il aurait fallu qu’il sache avant l’événement qu’il avait un problème avec cette fichue maîtrise de soi-même… A-t-il été violent toute sa vie, est-ce que personne ne l’a amené voir un psychologue ou bien est-ce que oui il était un cas désespéré dont personne ne savait que faire et avait peur ? L’histoire ne le dit pas. Mais chose certaine, quand on lisait cette nouvelle ce matin, la réaction était de dire que c’était un beau salaud, un fils de pute chers amis francos. C’est vrai en quelque part, mais peut-être aussi est-ce un grand malade qui a réussi à vivre dans notre société de tolérance jusqu’à ce que l’irréparable n’arrive ? …
Je me souviens il y a quelques années, dans ma propre vie, j’ai fréquenté un schizophrène de qui je me suis mise à avoir peur. J’ai communiqué avec le poste de police de mon quartier pour obtenir de l’aide et savoir comment réagir. Et là, on m’a informée, tout de go, tout naturellement, que plusieurs de ces personnes, faute de place dans les institutions psychiatriques, se promènent dans les rues de nos villes tout simplement parce qu’ils ne sont pas dangereux …. du moins pour l’instant. C’est exactement ce que l’on m’a répondu à quelques mots près. J’ai alors compris que je suis entourée de personnes saines comme aussi de folles personnalités et que je me dois de me protéger par moi-même. Dans certains cas, certaines personnalités bordelines peuvent perdent le contrôle un de ces jours et je me dois de garder cela à l’esprit. Je remercie aujourd’hui cette personne d’être passée dans ma vie, elle m’a fait perdre mes lunettes roses. On est si confiant quand on est plus jeune, si porté vers la tolérance… Prudence.
Nous vivons dans un monde où parfois on a tendance à croire que tout est devenu aseptisé et que nous sommes en sécurité… c’est faux. Il n’y a pas que les terroristes qui sont malins, les fous aussi …
Gardez les yeux ouverts blogueurs….
Ana

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