PLEINEMENT MOI

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Dépassé 50 ans, l’équilibre n’est pas un frein. C’est une stratégie de vie.

Quoi ? Confidentiel ? …

Photo de undyinghero

De nos jours, avez-vous remarqué combien l’information va à une vitesse fulgurante ?  Même pas le temps de digérer la news du matin que, déjà, sur l’heure du lunch, on lit le journal et nous voilà dans autre chose… Un monde où l’informateur et l’informé ont soif de détails, de faits, et vivement les opinions se font aller… au détriment, bien souvent, de la réelle information.

Je travaille dans un milieu, le financement pour ne pas le nommer, qui requiert la confidentialité.  Des promoteurs pensent avoir l’idée du siècle et me la soumettent pour examen et recherche de financement, des entreprises établies me consultent parce qu’elles sont en difficulté financière et risquent de tout perdre et leurs employés à leur suite, bref, je reçois une tonne de données dans une journée uniquement que dans le cadre de mon travail.

Ce qui m’amène à discuter avec vous aujourd’hui de la confidentialité dans son sens large.  Depuis un certain temps, je constate qu’il est facile d’échanger des données qui, il y a quelques années, seraient demeurées « underground » … qu’on ne pense qu’à Wikileaks … A-t-on besoin d’en savoir autant ?  Est-ce que le fait de savoir les secrets les plus importants de la Gendarmerie Royale ou du FBI va améliorer les choses ou bien les détériorer davantage ?  Et finalement, est-ce que toute information a sa place sur le parvis public ?

Il est vrai que le fait de dévoiler certains événements, faits, magouilles, peut permettre d’éclaircir certaines situations, de profiter d’une erreur pour passer à autre chose, mais dans bien des cas, ne trouvez-vous pas, que cela ne fait que rajouter à la lassitude quotidienne des citoyens et habitants de notre planète ?  Chaque matin, comme vous et les autres, je suis branchée sur ma radio en voiture, je me renseigne, me mets au courant des actualités qui auront cours dans la journée.  Chaque matin, j’entre dans mon cerveau des données, des analyses, qui bien souvent, ne changeront absolument rien à ma vie et pour lesquelles je n’ai aucun contrôle.  Je rentre au bureau où les gens qui ont été assaillis eux aussi par ces données discutent autour de la machine à café et répètent ou inspectent ce qu’ils ont entendu… et c’est comme ça au retour à la maison où je jase avec mon conjoint des actualités de la journée… Ah, oui, je suis une fille informée… de la vie des autres, de ce qui se passe dans le pays voisin, de l’autre côté de l’océan … et qu’en est-il de moi, de ma propre vie, des mes préoccupations, …

Personne ne s’intéresserait à moi, à vous, à votre voisin… j’aurais quelque chose à partager pour enjoliver la vie des autres, leur donner de l’espoir, rire, chanter… personne ne passerait la journée à le partager aux autres, les radios ne s’y intéresseraient pas… ce qui arrive au citoyen du monde, on s’en fout, ce que l’on veut c’est savoir qui est corrompu, qui va mourir aujourd’hui, qui va fermer ses portes demain… on veut de la sensation … normal, c’est devenu une ration quotidienne et on en veut toujours de la plus goûteuse …

Ana… avec une petite overdose


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Réponse

  1. Bonjour jeune overdosée d’infos…
    Et l’on revient doucement à la question qui nous harcèle depuis toujours…
    Quel est donc le sens de la vie ?
    Où est l’essentiel ?
    Ne dois je pas laisser filer les 9/10ème de toutes ces infos ?
    L’essentiel n’est-il pas « ce que je suis » et « comment je suis » avec l’autre, les autres ?
    Amitiés
    Jacques

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