Curieuse de nature, j’ai été tenté par un bouquin ramassé à la bibliothèque dernièrement et qui a occupé ma lecture de la dernière semaine…
Personnage que je croyais davantage mythique, je réalise que cet homme que l’on nommait “saint” était étrange, mystérieux et ambitieux.
On le disait guérisseur, du moins la tsarine de Russie voulait-elle y croire. L’était-il vraiment ? Certains écrits analysés par les chercheurs en histoire, laissent croire qu’il a connu certains nombre de succès. Pour ma part, après quelques lectures, je crois qu’il était davantage charismatique et qu’il pouvait apporter du bien-être momentané aux individus malades ou délaissés.
La tsarine Alexandra le protégea maintes fois des hommes d’église et de loi voulant le tasser de la cour sous prétexte qu’il était un charlatan. Elle avait en lui une admiration et une croyance sans borne.
On ne peut pas nier qu’il avait un talent prononcé pour le développement de relations d’influence. Illettré au départ, avec peu d’éducation, mais semble-t-il avec la capacité de se développer une bonne culture générale, il apprend vite et bien le pouvoir de manipuler. Il aura bientôt fait d’obtenir une entrée permanente à la cour et privilégiée de surcroit.
Son message, son discours, seront analysés et souvent lapidés. Il dérange, il profite, il jouit, ainsi peut se résumer son activité générale au sein de la cour du tsar Nicolas. Mais auprès des hommes politiques, militaires et du clergé, il a la vie dure. On ne croit pas à ses dires, on le malmène, on veut l’écarter car il faut bien le dire, il dérange autant les règles que la vie privée des gens qu’il côtoie.
Malgré la controverse entourant son nom, il s’appelait vraiment Raspoutine selon les archives nationales qui ont été épluchées par les historiens. Il faut dire que bien des documents de l’époque où Raspoutine a oeuvré en Russie ont disparu laissant ainsi beaucoup de place à l’interprétation sur sa vie et ses actes.
Élevé dans une famille modeste, très pieuse, travaillante, ce sont davantage ses voyages qui ont forgé sa culture et sa connaissance. Il étudia la Bible très jeune pour s’en approprier la sainteté….
Il a une épouse qu’il abandonnera régulièrement pour aller jouer son rôle de guérisseur, de saint et quoi encore… Après plusieurs incartades sexuelles où il abuse des femmes esseulées et amères, il revient à son épouse, comme un phare, une ancre.
Il a beaucoup erré mais de ces échappées il a connu du succès. Pourquoi les gens l’écoutaient-ils à ce point subjugués par ses paroles… possiblement pour la même raison qu’il y a toujours eu des “prechers” dans ce monde, pour combler un vide, un besoin de survie. Nous pourrions en nommer plusieurs qui ont suivi Raspoutine par la suite et ce aux quatre coins du globe.
Un jour il finira par être exilé à Kiev. On ne peut pas toujours gagner et la mort de la famille tsarine y est sans doute pour quelque chose. Son pouvoir d’influence a fini par se ternir, s’affaiblir.
On retrouve son cadavre en 1916 dans une rivière où ses assassins l’y avaient envoyé. Incapables de l’empoisonner, ils finiront par lui tirer une balle à bout portant en lui ayant au préalable demander de se mettre à prier… ainsi se termina sa vie : intensément comme il avait vécu.
Bref, un personnage vraiment particulier qu’il me fut intéressant de découvrir.
Je me glisse maintenant dans un roman de RJ. Ellory. A suivre !
Ana la liseuse de tout et de rien…
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