“Un mari qui la trompe, des enfants qui font les quatre cents coups, Juliette craque, se révolte, et refuse de n’être qu’une épouse obéissante, une mère parfaite et l’intendante d’une maison en folie”…
_____ Carole Duplessy-Rousée
Au départ, j’étais tout sauf certaine de me rendre à la fin de ce roman dans lequel j’avais du mal à m’accrocher. Je trouvais ça léger et plus ou moins intéressant. Et puis je me suis mise à tellement détester le mari de Juliette que ça m’a retenue encore et puis après j’ai eu du plaisir à voir cette femme conservatrice retrouver sa jeunesse et un goût de liberté et les émotions qu’elle nous partage.
Quand l’auteure raconte que Gilles, l’époux de Juliette, cherche longtemps le rouleau d’essui-tout et qu’il finit par constater qu’il connaît bien mal son intérieur et l’agencement des placards de sa propre cuisine, je me suis dit : “combien d’hommes encore de nos jours dans le même contexte”. Gilles est tellement imbu de lui-même, il est le chef de la maisonnée, et il entend bien le rester. Juliette s’est fait entretenir par son Gilles et il y a pris goût car en échange elle le sert bien.
Gilles veut que ses enfants soient tous des universitaires et il dédaigne du revers de la main trois de ces quatre enfants car ils ne suivent pas sa trace et ont des profils intellectuels moyens. Seule sa fille aînée qui veut devenir médecin (Gilles est psychiatre) attire son attention et ses faveurs.
Gilles c’est le genre à vouloir bouquiner tranquille en écoutant un disque sans qu’on lui parle, il veut regarder ses séries télé dans le calme. Qu’on lui fiche la paix car au fond il n’a rien à partager avec sa famille car il ne semble pas du tout s’en soucier ni les apprécier. Pour lui, quand il rentre à la maison, c’est pour y retrouver une ménagerie.
Et Dieu qu’il est menteur. Il trompe sa femme sans aucun remord et se sert de ses amis de gars pour le couvrir. Mais il manque de finesse depuis un certain temps car Juliette qui s’émancipe n’a de cesse de le contrarier et de lui faire sentir qu’elle “sait” sans voir.
Un jour, arriva ce qui devait se produire, Gilles tombe en amour avec une jeune femme beaucoup plus jeune que lui qui le force à divorcer. Et pour Juliette, bien qu’atterrée devant la perte de sa maison, ce sera le début d’une belle aventure.
On fait la connaissance d’un autre homme, en parallèle avec la vie de Juliette, et on se doute bien que, celui-là, elle va finir par le rencontrer et possiblement l’aimer. Les romans sont parfois trop prévisibles. ..
Lui, Florentin, a vécu avec Nathalie qu’il ne qualifie pas de méchante femme, ils se sont quittés dans la bonne entente, mais il dit n’avoir eu rien en commun avec elle, n’avoir rien eu à partager. Il ne cherche pas nécessairement l’amour mais parfois il se sent seul avec ses livres et sa quête sur la vie de Jean De Béthencourt. Il se sent vieux garçon et il aime ça. Quand il en a marre, il visite sa cousine à la campagne.
Juliette a envie d’être câlinée, embrassée, caressée, il y a longtemps qu’elle ne s’est pas senti désirée. Elle a tout donné à sa famille, elle se sent maintenant en état de prendre soin d’elle et de sa vie personnelle. Les enfants sont grands, quittent tranquillement la maison, et bientôt, elle se retrouvera seule devant son miroir.
J’ai adoré cette phrase de Florentin quand il pense à Juliette en disant : “un million de petites choses, mises bout à bout, font que je l’aime”… ça démontre un amour pur, sans attente, un amour dans le moment présent. Florentin passera près de renoncer, il faillira jeter l’éponge car Juliette n’est pas si facile à attirer… mais ils finiront par se réveiller ensemble mains et jambes enlacés …
En conclusion, un roman sympathique, où parfois j’ai trouvé qu’il y avait trop de vies racontées, mais, en somme, un bon divertissement.
Ana qui vole vers le prochain livre…
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