Mon petit-déjeuner protéiné devant moi, enroulée dans un châle de laine, le chauffage du bureau bien allumé et grésillant, me voici bien installée devant mon écran d’ordinateur avec quelques pensées qui trottent dans ma cervelle.
La lecture du matin est pour moi toujours très agréable. Je m’étire, je réveille mon intellect et je prends conscience des premiers mots de la journée. Journaux, radios, médias sociaux, … il y en a de l’information disponible ! Vivement une gorgée de café chaud… avant de m’étourdir.
J’adore lire et me renseigner sur une foule de sujets. La société, les affaires, la politique. Je passe une partie de ma vie à m’occuper à cette activité qui me remplit l’esprit d’images, de mots, d’idées, de ressentis … et bien sûr aussi de frustrations. Car depuis quelques semaines, quel ennui au Québec. Il s’est installé une morosité collective dont le journaliste et l’analyste sont bien sûr très friand.
Au nom de la désinformation on constate des grands titres de plus en plus mortifiants et souvent trompeurs. Coupures de services par ici, pertes d’emploi par-là, tarification à la hausse, bref, rien pour égayer le Québécois moyen en perte d’autonomie financière à en croire le futur qui l’attend.
Des mauvaises nouvelles on en trouve à la tonne … Certains attendent pour acheter leur cadeau de Noel de savoir s’ils seront eux-mêmes touchés par les coupures, d’autres s’ils auront un job dans deux semaines, sans compter les mamans qui se demandent si elles vont continuer à travailler considérant la hausse des frais de garderie.
Et vous, comment percevez-vous cette marée d’annonces négatives ? Êtes-vous comme moi en manque de positivisme ? Portez-vous votre bouclier anti-déprime ou si cette inondation de mauvaises nouvelles vous asperge tout entier ?
Bien sûr, c’est vrai que ça va mal, je ne vis pas dans le déni. Mais faut-il en plus faire en sorte que notre esprit et tout notre être en soit complètement investi ? comment ferons-nous pour nous en remettre et nous relever si nous nous roulons en boule en chialant constamment ? On a tous le droit au découragement mais un beau matin, il faut dire « stop, moi j’en ai assez avalé ».
Je vous invite à faire de votre journée aujourd’hui quelque chose de grand, de difficile même : contrer le négativisme ambiant en tentant de tenir tête aux gens rapporteurs de mauvaises nouvelles. Aujourd’hui, on se fait une journée « funny day » et on rit des mauvaises nouvelles, carrément, on rit aux éclats, histoire de leur faire un pied de nez !
Elles ne disparaîtront pas, loin de moi de vous faire croire une chose pareille, mais elles vont tout à coup vous paraître comme faisant partie de la vie sans être « toute la vie ». Stop ! Voilà ce que vous allez dire au rapporteur d’idées noires.
Stop ! Et vous vous mettez à chanter une chanson de Noël en riant et en vous sauvant bien loin !! Parce qu’aujourd’hui, vous ne laissez personne envahier votre bulle. Demain sera là de toute façon et en ouvrant la radio ou en arrivant au bureau vous serez bien assez tôt de nouveau contaminé, ne vous inquiétez pas, il y en aura toujours de la mauvaise nouvelle, c’est comme un puits sans fond.
L’humour est un baume qui peut être très contagieux et faire en sorte de désamorcer les gens négatifs. Essayez ! Et si ça marche, venez partager votre vécu avec moi qu’on rit un peu !
On a tous droit à une minute de bonheur dans une journée, créons-là !
Nathalie

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