« Le talent n’est qu’une aptitude qui se développe. On peut en acquérir deux ou trois fois plus qu’on en a » __ Antoine Albalat
Intéressant que cet Antoine Albalat. Dans la lignée de ma lecture de Donnez du sens à votre vie de Gérard Rodach, je suis à réfléchir à la prise de conscience de notre valeur personnelle. Pas facile de s’auto-évaluer avec honnêteté et clairvoyance. S’estimer soi-même n’est pas un crime après tout mais davantage un outil de développement personnel ne serait-ce que pour faire le constat de son évolution.
Qu’est-ce que j’aime vraiment faire et surtout qu’est-ce que je fais vraiment bien ? Voilà la question que nous pose Rodach dans ce bouquin d’aide à la réflexion. Nous avons tous des talents innés et d’autres que nous avons développés au fil des ans que ce soit dans notre vie privée, professionnelle ou sociale. Certains sont de grands orateurs, de grands charismatiques, d’autres sont soucieux de leur entourage de façon démarquée, et d’autres sont techniquement très performants, alouette…
Dans son livre, Rodach nous aide à identifier quelles sont les activités que l’on fait bien et d’un autre côté celles dans lesquelles on se sent pas à l’aise afin de déterminer où sont vraiment nos compétences clés, celle que nous aimons utiliser. S’identifier un savoir-faire aide à prendre conscience de soi. Certains comme K. Anders Ericsson pense que le don inné est moins fréquent et qu’il y a beaucoup d’acquis dans nos talents personnels. Que pour réussir, il ne s’agit pas d’être bon mais d’être aussi persévérant.
Selon Ericsson, il faut avoir recours à certains principes de base pour pouvoir s’évaluer soit en se fixant des buts précis, en s’évaluant au fur et à mesure et en s’attachant autant à la technique qu’au résultat. J’aime bien cette ligne de pensée. Et je suis assez en accord avec le fait que les personnes qui réussissent ne sont pas toutes des surdouées mais davantage des travaillantes, des acharnées et des passionnées aussi possiblement. Ces gens ont souvent un objectif ou un but à atteindre.
Aimer ce que l’on fait aide aussi considérablement dans le développement d’un talent. Quand on est bien dans une activité, on peut y consacrer des heures entières à comprendre, bonifier, étudier. Malcom Gladwell, un journaliste new-yorkais qui s’inspire de travaux universistaires en psychologie et en sociologie, défend cette théorie dans son livre the story of success en mentionnant que pour devenir maître dans un domaine, il faut avoir étudié pendant 10 000 heures et de préférence avant 21 ans. Selon lui « Déboulonnons d’abord un mythe, un gros. Pour avoir du succès, il faut avoir du talent, une bonne dose issue d’un baggage génétique particulier. Erreur. Pour obtenir du succès, il y a un prix à payer, et ce prix se compte en terme d’efforts. Le traqueur de succès ne devra compter ni les heures, ni les efforts. Bonjour ténacité, rigueur et persévérance ».
Il y a aussi le transfert de connaissances qui est primordial dans la vie. Non seulement on peut avoir développé un talent mais le partager c’est encore plus valorisant selon moi. J’ai la chance de travailler dans un domaine où je peux tansférer de la connaissance aux autres. Je suis conseillère en développement d’entreprise. Mon rôle consiste à guider les entrepreneurs et les aider à stimuler la croissance de leur entreprise en mettant de l’avant des projets de développement ou en réglant des problématiques au niveau organisationnel qui les empêchent d’avancer et de croître. J’enseigne aussi à des immigrants qui veulent démarrer en affaires ici au Québec et ne savent pas par où commencer. Pour moi, c’est très stimulant que de prendre quelque chose que je connais et de le transférer à quelqu’un d’autre. C’est comme faire une bonne recette et la faire déguster. Je suis certaine que le cuisinier d’un restaurant se sent comme ça aussi.
Rodach enseigne également quelque chose d’intéressant dans son livre entre autres que notre personnalité peut se diviser en quatre zones soit la publique, ce que l’on montre et dit de vive voix, la cachée, ce que nous n’osons pas ou ne voulons pas révéler, la zone aveugle, soit ce que les autres voient de nous mais nous nous ne voyons pas et enfin l’inconsciente, ce que nous ignorons et les autres aussi. Donc il y a en nous des parties qui sont connues des autres et de nous-mêmes et l’inverse. Et selon lui, plus on élargit notre zone publique, donc celle que l’on montre, plus l’on est transparent et naturel aux yeux des autres.
Il est tellement important de prendre conscience de ses motivations, de son environnement et de ses influences, de nos compétences et de nos rêves. On se pose beaucoup moins de questions quand on se comprend soi-même, qu’on se centre sur ses propres besoins. On peut ainsi prendre de meilleures décisions.

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