PLEINEMENT MOI

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Dépassé 50 ans, l’équilibre n’est pas un frein. C’est une stratégie de vie.

Envahisseur, sors de ce corps !

Se réveiller un mardi matin et toussoter, on se dit mais c’est le printemps et puis hop !… vivement l’été !

Se réveiller un mercredi matin et frissonner, vivre de l’étourdissement, tousser comme si les bronches allaient nous exploser et faire de la fièvre… on appelle ça se faire envahir par le méchant virus d’influenza !

Quelle poisse la grippe.  C’est un mal sournois, qu’on ne voit pas venir.  Je ne suis pas une adepte de la maladie, vous non plus bien sûr. Dans mon cas, j’ai une grippe, une vraie, aux trois ou quatre ans.  Je ne suis pas une abonnée à Mme Influenza ce qui fait de moi la pire malade en ville quand j’en attrape une bonne.  Je n’ai pas de patience… l’immobilité me tue et j’ai juste envie de m’occuper au moins l’esprit.

Je trouve ça sincèrement fascinant comment la machine humaine se met alors en mode de survie.  On a l’impression que toute la mécanique dans son corps y goutte mais aussi se défend.  Les reins, les mains, le cou, tous les membres réagissent à cette intruse qui ose venir déranger notre quiétude corporelle.  En ce moment, j’ai le dos qui veut casser à avoir demeuré couchée toute la journée, les lèvres gercées, l’estomac à l’envers … que du bonheur !

Aujourd’hui, ma journée s’est résumée à lire des niaiseries sur Facebook, dormir, boire du liquide, manger à peine, et tenter d’aller acheter des denrées à l’épicerie, ce qui m’a coûté l’énergie que j’avais réussi à emmagasiner en me reposant au cours de la journée.

Et que dire de la sensation d’être sale, déprimée, inutile, et surtout de faire fuir les personnes autour de soi qui n’ont pas du tout envie de se retrouver avec le même sort.  Alors on passe sa journée roulée en boule comme un petit chien sur le paillasson.

Quand je suis allitée comme ça, je pense aux gens qui souffrent de façon chronique ou par maladie grave.  Je me console en me disant que moi, dans deux ou trois jours, peut-être cinq si je suis pas chanceuse, je reprendrai des couleurs et je pourrai repartir m’élancer dans mes activités.  Mais pour ceux que la maladie attrape plus profondément, eux, ils n’ont pas la chance de guérir aussi rapidement et parfois même jamais.  Alors que peut m’importer de souffrir quelques jours quand eux souffrent pour le reste de leur vie ?

J’ai la tête dans les nuages avec les médics que je prends depuis ce matin.  Je ronronne par moments, je m’assoupis, je me réveille, je regarde le mur, puis je referme les yeux.  Mais ce qui est le plus difficile c’est de sentir la souffrance de mon corps.  Il me dit Hey !  J’ai mal moi, prend soin de moi.  J’ai énormément travaillé au cours du dernier trimestre, beaucoup trop, il est temps que je m’occupe de moi et c’est ce que je reçois comme message de cette masse corporelle qui habille mon âme.

J’ai vraiment la tête dans les nuages et avant de fermer les yeux, je vais clore ce billet, tout simple, qui se voulait un clin d’oeil en cette journée somme toute ennuyante…

Have a nice weekend !


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Réponses

  1. Bon dodo et mets de côté ce qui n’est pas important… On va finir par éclore dans quelques temps et voir le ciel ensoleillé.

    XXX

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    1. Merci Martin ! Déjà d’avoir plus de temps pour regarder la vie passer m’aide énormément à apprécier le soleil comme les nuages !

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  2. et avoir la grippe au printemps voir en été est encore plus insultant 😉

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    1. Oui ! Elle est tenace, ça fait un mois que je tousse ! Mais on en a vu d’autres, on va s’en sortir !

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