Tu peux amener la gêne à qui t’endosse de par le malaise que tu provoques. On se tait, on marche un peu plus loin, bref, tu ne passes pas inaperçu.
Souvent en ta présence nous demeurons perplexes, on peut même se figer, ne comprenant pas trop ce qui se passe. Tu amènes en nous un drôle d’état, une énergie qui torpille.
A quoi sers-tu exactement ? A engendrer la discussion ? A nous aider à prendre la fuite ? Tu es un drôle de mot mais encore plus, une sensation, un ressenti parfois puissant. Et tu as des définitions tellement multiples que l’autrice que je suis peut s’y perdre.
Personne ne te désire, pas évident pour toi d’atterrir dans la vie humaine mais quand tu le fais, tu frappes. En fait, tu es à l’opposé de ce cher politically correct que tout le monde prône et pour lequel des gens sont prêts à se battre bec et ongles.
Tu peux être ressenti à différent niveaux que ce soit dans notre corps comme dans nos relations. Je me souviens de situations où tu as pu me tordre les boyaux tellement je te sentais en moi grandir pour mieux me culpabiliser.
De toi peut jaillir un enfant, eh oui, cela arrive parfois. Dans ce temps-là, tu viens avec la joie ou la tristesse, c’est selon ce que la personne qui t’endosse décide de faire avec toi. Ici, c’est dans le choix difficile qu’on te rencontre. Tu es souvent dans l’incident, le non-planifié, tu aimes le drame plus que le plaisir en fait.
Souvent vient avec toi tout un tas d’explications, d’échanges plus ou moins longs qui requièrent d’argumenter ou défendre, d’ouvrir ses émotions et ses sentiments à l’autre pour ainsi démontrer ce que l’on a voulu faire ou dire ou tout simplement ce que l’on vit au-dedans par rapport à ce que l’autre devant soi lui-même a pu vouloir transmettre.
A d’autres moments, on peut te garder en soi et ne pas te partager. Tu vois, il y a de tes congénères, si je peux m’exprimer ainsi, qui sont plus sensibles que d’autres à dévoiler. Certains ne savent pas quoi faire avec toi. Te partager, te garder pour eux. Tu n’es définitivement pas un mot facile !
Mais tu n’es pas toujours dans la négativité, t’inquiète. Parfois, tu es nécessaire pour faire avancer des situations, pour provoquer le changement. Et c’est dans ce format que moi je te préfère.
Cher embarras, quelle gueule tu fais n’est-ce pas en lisant ta définition ici-haut. Tu es à même de constater que je te connais un peu puisqu’à l’occasion, tu peux m’accompagner dans mes choix de vie, mes discussions entre amis, les confrontations que les autres humains m’amènent eux aussi à vivre, bref, à bien des moments de ma vie humaine tu seras présent. Aussi bien s’y faire…
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