PLEINEMENT MOI

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Dépassé 50 ans, l’équilibre n’est pas un frein. C’est une stratégie de vie.

Le croisement des êtres

C’était comme un beau soleil au travers des nuages. Je volais là, tu y passais, le croisement a eu lieu et la bonne humeur aidant, nous avons pris le temps de prendre l’avion pour atterrir dans l’univers de l’autre.

Dès le premier bonjour, la première accolade, l’énergie a fait son travail. Elle a pris sa place et je ne pourrais t’expliquer laquelle. Peu importe, elle a laissé comme un ressenti agréable. Ma pile a été rechargée de tes kilowatts, cela a aiguisé ma créativité et fait en sorte de déclencher à la hausse mon niveau d’ocytocine.

Les mains remplies de victuailles tu es entré et le moment présent s’est mis à s’emballer comme s’il voulait aller rejoindre le futur trop rapidement. Nous avons calmé cet impétueux passage et le tempo s’est ralenti pour devenir un après-midi de babillages, de regards curieux, de mains qui se touchent, de bouches qui se rencontrent.

Le hasard mélange les genres, il a parfois une drôle de définition de ce qui doit être et de ce qui doit se vivre. Il prend le relais histoire que l’on puisse s’abandonner au temps qui passe et aux êtres qui désirent venir à notre rencontre. L’imprévu sait comment faire pour que le moment soit juste ce qu’il doit être et permettre la création d’un environnement propice aux échanges.

Les épaules se sont frôlées, les odeurs ont émergé, les regards sont devenus plus profonds et nous sommes entrés dans une gamme de notes qui nous a entrainés dans la danse des découvertes. Il faisait bon s’y blottir tel un nid douillet. On a besoin à certains moments de lâcher la garde et de laisser l’autre ouvrir la porte malgré que l’on sache que l’entrée du coeur ou du corps est composé d’un grillage qui filtre ce qui se passe pour ne laisser passer que ce que l’on veut vraiment. C’est le jeu qui opère et si les parties sont habiles et prêts à participer, le temps peut être un allié comme le pire ennemi.

Je ne crois pas vraiment au hasard, davantage aux croisements des routes, aux connexions d’énergies, aux curiosités qui mènent vers l’autre. Ainsi, puis-je toujours me dire que je fais des choix peu importe où et quand je croise une personne qui a de la valeur à mes yeux. Selon moi, on appelle soi-même son imprévu ou bien on le provoque selon l’état dans lequel on se trouve. Nous sommes responsables de notre vie autant quand elle va bien que lorsqu’elle chute vers le bas. Et quand on en a besoin, l’univers nous connecte avec l’autre, celle ou celui qui fera une différence qu’elle soit passagère ou de longue durée.

Dans cet élan t’ais-je donc entrainé, toi qui heureux ou malheureux, est venu croiser mon espace temps. Les rencontres fortuites demeurent toujours une énigme, un appel à assouvir une curiosité. Elles peuvent démarrer en coup de vent ou en étoile filante mais également quand le destin s’en mêle, s’allumer et devenir de petits pas de danse qui se transforment en un grand classique ou un beau tango. On ne sait jamais comment elles vont se développer, si on aura le goût de danser ou si la musique s’arrêtera momentanément pour ne plus être qu’un lointain chuchotement.

Je ne sais pas ce que le chef d’orchestre nous a concocté, je n’écris que des mots, les notes sont pour moi des inconnues. Je laisse donc l’univers écrire pour nous cette partition. Ainsi va le croisement des êtres…

Amen.

©2021 Droits d’auteur – Nathalie Arseneault – Droits réservés pour tous les pays et toutes les langues


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