À toi … qui ne sais pas si cela vaut la peine de recommencer. Je te dis pourquoi pas aller voir ce qu’il y a de l’autre côté de ta vie ? Oui, je sais, tu as peur, tu te questionnes. Mais tu sais, l’esprit a besoin du corps pour avancer. L’un sans l’autre, ils sont prisonniers l’un de l’autre.
A toi … qui a peut-être un peu honte de rester dans une situation catastrophique, de celle dont te jugent tes amis. Ils t’aiment, veulent ton bien mais ne comprennent pas ce que tu vis. Toi seul le sais, toi seul peut exprimer vraiment ce que toi tu ressens. Nous sommes uniques, tous et chacun, souviens-toi de cela quand tu doutes de ce que toi tu devrais faire.
A toi … qui rêve d’un nouveau départ mais qui ne sais pas qu’il peut être ta solution, que ton coeur pourra battre la chamade juste de penser vivre autre chose ou voire d’être libre. Je sais. Tu crois que tu n’auras pas la force, que dehors le monde peut encore être hostile. Tu as raison, certains matins tu te demanderas pourquoi tu l’as fait mais dans la majorité du temps, tu riras aux éclats, tu auras des projets plein ta tête et seras prêt à faire face à quelques petites embrouilles de passage.
A toi … qui a oublié qu’à chaque fois que l’on quitte une situation c’est pour en vivre une autre. Un autre verset de sa vie, une autre étape qui nous mène inévitablement vers une expérience. Grandir comme humain est toujours plaisant. Comme une énergie qui nous propulse vers de nouvelles personnes, de nouvelles choses à vivre. C’est tellement bon d’avancer dans sa vie, de sentir que l’on progresse. Pourquoi te prives-tu de cette sensation accessible à tous les humains qui se respectent ?
A toi … qui crois que c’est abandonner un projet que de ne pas se rendre jusqu’au bout. Tu sais, il y a des trucs qui méritent qu’on les délaisse parce qu’il ne nous apportent rien de constructif et que de le réaliser en cours de route est un signe d’intelligence, pas de lâcheté. Dire ce n’est plus pour moi, je lâche prise, il y a encore jamais personne qui en est mort.
A toi … sache que de rester malheureux, de forcer son corps, sa tête et son coeur à demeurer dans une période de vie harassante, épuisante, dévalorisante, fait qu’en quelque sorte, c’est toi qui te transformes en ton propre bourreau. Tu es le capitaine de ta vie. Si tu laisses ton bateau naviguer dans la tempête en permanence tu mets pas mal à risque ton équipage que sont ton coeur, ton corps et ta tête.
Je te dis donc, ouvre la porte, respire un grand coup, avance d’un pas, prends le temps d’en faire un autre, si lourd soit-il et quitte ce putain de navire pour aller en diriger un autre. C’est tout simple mais je sais ce que cela représente pour toi, une montagne à escalader, un triathlon dans ta vie.
Tu y arriveras, je le sais, je l’ai montée moi cette montagne gigantesque qui a fini par me sembler une belle plaine, un paysage de rêve devant moi. Je le sais parce que la vie tout comme toi m’a envoyé cette lourde tâche d’apprentissage. Chaque jour quand je me lève maintenant je me dois de remercier l’univers de m’avoir donné cette force qui se multiplie et qui fait que j’aime la vie et ne la trouve plus aussi pesante qu’un poids lourd.
Tu y arriveras, plus tu avanceras sur ce nouveau chemin plus ton pas sera pesant, confiant, fort. Personne ne pourra plus t’enfermer dans une cage ou dans son esprit parce que tu auras compris tout l’amour dont tu es capable envers toi-même.
Amen
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