Tu libères celui qui fait de toi son mode de vie. Parfois, il te gardera pour lui dans les tréfonds de son intimité et à d’autres moments, il te partagera afin que tu continues de vivre, que tu puisses, qui sait, apporter un doux ressenti à quelqu’un qui vit hors de son environnement.
Tu sers parfois à transmettre un mot d’amour quand il est difficile de l’avouer autrement. Par timidité, par contexte, parce que l’on est pas certain du sentiment de l’autre ou qu’on a peur de se faire mal soi-même. Tu aides à trouver les bons mots, une façon d’exprimer à l’autre « tu comptes pour moi, ne le vois-tu pas » ?
Il y a aussi ces événements qui requièrent un jour le pardon. Tu seras alors, encore des années plus tard, une source d’inspiration pour transmettre la peine, la colère, la honte. Ici, tu joues un rôle tout aussi important car tu libères une personne et l’aides à passer à autre chose. Tu peux donc être très libératrice.
Tu fais partie de ma vie depuis si longtemps. Toute petite, je t’ai mise en pratique. Tu m’as beaucoup servie. A me faire des amis, à comprendre mes sentiments, à apprendre qu’il y avait des gens très différents de moi tout comme cette fois où j’ai décidé d’échanger avec de jeunes personnes de mon âge à l’international. Je vivais dans un petit bled de campagne et je m’ennuyais. Des dizaines de personnes ont entendu mon appel. Dieu que cela m’a fait rêver et grandir intérieurement. Nous pouvons être si sentimentaux à 14 ans.
Je crois que c’est là que tout a vraiment débuté. J’étais tellement curieuse de savoir comment se passait la vie ailleurs, qui étaient ces gens qui voulaient partager avec moi, ce qu’ils ressentaient de par les événements qui se passaient dans leur pays respectif. Je n’étais qu’une adolescente mais déjà ma personnalité avait rencontré sa destination. Soixante amis à l’international, c’est tout un fan club à entretenir pour une jeune fille. J’ai réalisé au cours de ces années d’amitiés manuscrites que peu importe où tu te trouves dans le monde, l’être humain vit des émotions similaires aux tiennes.
Aujourd’hui, je t’utilise publiquement, par pur plaisir, mais toujours dans le but ultime de l’échange, du partage avec l’autre, peu importe qu’il se trouve à résider sur la rue d’à côté ou en Irlande. Je n’ai plus ce temps de l’adolescence qui me permettait de passer des heures à connaitre l’autre individuellement et à lui partager qui je suis mais toujours ce besoin de comprendre l’humain est en moi.
J’ai cette chance, ce don de communication qui me permet de t’utiliser de façon très égoïste surtout ici dans ce monde virtuel. Tu es l’un des instruments que j’utilise parmi d’autres pour entrer dans l’univers de l’autre, pour lui faire savoir que je m’intéresse à elle ou lui, que l’humain pour moi est un être fascinant que je n’arrêterai possiblement jamais de regarder évoluer, moi y compris, puisque j’habite cette grande planète bleue et que j’ai tant encore à apprendre.
J’ai aussi cet amour des mots qui fait que je pratique de plus en plus ce que j’appelle mon jogging d’écriture en puisant un mot dans ma tête et en lui écrivant comment je le perçois, tel que je le fais avec toi ce matin.
Chère écriture, toi qui habite mon être depuis si longtemps, que ce soit ici, sur ce blogue, dans les livres que je lis, dans le travail que je pratique, dans les communications de toutes sortes que j’ai régulièrement avec d’autres humains de mon espèce, tu ne peux être dissociée de moi parce que tu me définis en quelque sorte et façonnes ma pensée.
Je devrais remercier l’univers pour tout ce que tu m’apportes. Sans toi, je serais incontestablement toute autre. Mais il est clair que je n’aurais pas une vie aussi riche en relation humaine. Quel bénéfice je retire de ta présence. Je nous souhaite encore de longues heures de découvertes de l’infini plus grand que moi.
Amen
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