Il y a le début … aussi fracassant qu’un éclat de verre atterri devant moi. Je lève les yeux, je vois les tiens. Ils sont puissants, profonds, avec un soupçon d’intrigue qui vient chercher l’immense curiosité qui m’habite.
Ils sont d’une intensité plus rare, plus pure que celle du commun des mortels. Comme si l’âme de l’être qui les déploie s’était jetée dedans. Je me surprends à avoir une émotion. Les yeux ont un pouvoir d’attraction inégalés pour mon âme.
Il y a ces échanges … qui sont directs et doux à la fois. Un mélange de Bonnie & Clyde des temps modernes. Pas de préliminaires, juste du réel. Je sens que je ne serai pas dans le confort et c’est intéressant.
Des vérités énoncées, de l’intellectualisation, des émotions, beaucoup de flottements, rien de banal. L’ennui n’a pas sa place et le sommeil est celui qui sonne l’alarme en avisant que les heures ont passé si rapidement.
Il y a cette musique… partagée au gré des fantaisies du moment.
Elle part dans tous les sens, dans tous les styles, parfois si rapidement que mon cerveau ne peut tout attraper. J’aime la transportation, mes sens puisent une douce énergie dans cet échange.
Il y a ces non-dits, ces silences, cette danse d’interprétations relative au monde virtuel dans lequel nous naissons.
Le sens des mots dans un tel moment prend toute la place, il dicte la vitesse qu’aura le parcours. La qualité qui mène vers la poursuite de l’échange. La parole est absente, il n’y a que l’esprit qui libère sa force.
Il y a ensuite cette voix issue d’une deuxième étape. Cette fois plus étrange à mon oreille, moins familière que celles entendues à présent et dont le timbre ne porte pas à l’ambiguïté. Elle tranche parfois et ébranle certaines de mes pensées.
Et toujours cette conversation parfois si énergique qu’elle requiert du recul histoire d’absorber le tout dans un ensemble. Il y a la réception de l’autre, sans jugement. La surprise est au rendez-vous et encore là, c’est d’une rareté.
Il y a cet espace temps, cette latence, ce vouloir à rester en flottement. A ne pas dépasser cette frontière.
Il est bon de conserver les moments de grâce dans la permanence la plus forte soit-elle malgré que l’on sache qu’ils s’accrochent souvent à l’éphémère.
Il y a le mot espoir lancé à quelques reprises dans le refrain d’une ballade et dans une converse numérique aux teintes de noir et de blanc.
Il est si important de conserver son mood dans l’optimisme. De vivre son flow en croyant fermement qu’on a la capacité de naviguer dans sa vie au gré de ses ambitions.
Il y a un futur que je ne connais pas. Ma planche à dessin est au repos. Elle laisse l’univers se comporter à sa place.
Ici, seuls les âmes ont une demeure. L’humain s’efface pour laisser place au bien-être que lui procure le titillement de l’esprit dans lequel il est emporté.
Il y a moi et cet univers qui n’existe que dans ma tête le temps d’un écrit…
Et toi lecteur qui a poursuivi jusqu’ici la découverte. Laissons cette brève histoire suivre son cours …
Amen.
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Image par Becca Clark de Pixabay

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