La vie est parfois d’une surprenante et désarmante réalité et d’un bonheur si simple. Un jour on peut avoir l’impression qu’elle nous a abandonné et quelques jours plus tard se lever léger et heureux comme un roi et voir son environnement comme un merveilleux royaume.
Elle est remplie de tellement de choses cette vie, des événements, des activités, des relations qui remplissent le cœur, le corps et la tête et qui nous nourrissent d’un tourbillon d’émotions. Telle une amie, les douceurs de la vie prennent plusieurs formes telles un ami qui appelle comme ça pour prendre des nouvelles, un mijoté qui sent bon l’amour qu’on y a investi pour bien se nourrir, d’un vino qui se laisse désirer tranquillement au travers d’une converse intéressante, d’un chat qui ronronne de plaisir sur nos cuisses, de Diana Krall qui chante un S’wonderful sur un registre des plus langoureux dans toute la maison. Tant de joies qui chatouillent l’âme paisiblement.
J’aime la vie dont je suis actuellement l’actrice principale. Elle me challenge par moment c’est vrai mais j’apprends, je change, j’évolue avec elle et je me laisse porter par cette vague qui me propulse dans la mer des possibles. Plus je me laisse propulser plus mon énergie se renouvelle, plus je reçois de l’amour et plus je suis armée pour les jours de pluie qui sont inévitables car tout comme vous je ne vis pas dans un monde de licornes. Mon réservoir monte et descend au gré des efforts que j’investis dans cet univers bien à moi mais aussi des expériences de vie qui me sont propres.
Aujourd’hui était une petite journée avec moi, à me laisser glisser dans des activités qui me plaisent, me rendant dans un état de flottement d’appréciation. Prendre un temps d’arrêt apporte un élan de créativité qui permet d’avoir des projets plein la tête et de se sentir heureux avec la vie que l’on a plutôt que de toujours en désirer une autre. J’ai des idées de voyages qui trottent, des soupers d’amis, des rencontres à venir. Quelle chance d’avoir de la motivation, de l’anticipation dans mon cœur.
Beaucoup de gens vivent dans des vies virtuelles, on le sait, nous sommes tous plus ou moins membres d’une société de connectés. Tous à deux clics de souris de tous les continents terrestres mais pour la plupart d’entre nous en manque de connexion avec nous-mêmes et les autres. Le virtuel est étourdissant de possibilités. On peut se perdre pendant des jours dans les dédalles de l’information, des conversations banales au plus profondes, écrire ses réflexions à tous vents, acheter tous les produits qui nous font envie mais il reste que les gens sont individualistes, fuient devant les relations quand elles semblent le moindrement requérir d’effort et le pire est que l’on ne sait pas toujours comment connecter avec l’être le plus important au monde, cette personne que l’on nomme nous-même.
Je suis une personne qui tente de vivre en équilibre. Pas toujours un jeu facile. Parfois quand je marche sur mon fil d’équilibriste, j’ai les jambes molles et le coeur qui palpite. Ma vie rebondit et avec elle les envolées veulent me faire tomber de mon fils de fer. Ce qui moi me sauve c’est de toujours tenter d’équilibrer le va-et-vient. Je peux passer à des moments très sociaux avec plein d’amis, des collègues, des clients pendant plusieurs jours et me retrouver ensuite seule pendant un jour ou deux, par choix, parce que ces moments avec moi me ressourcent et me sont salutaires.
La vie est remplie d’opportunités et il est parfois difficile de savoir dire non à celles-ci quand elles passent. Mais j’ai compris depuis un moment que d’alterner les périodes entre solitude et sociabilité me font le plus grand bien. La vie est vraiment S’wonderful quand on apprend à devenir équilibriste sur son propre fil de fer …
Ana la rêveuse.
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