Tu arrives dans une vie parce que l’on a souvent trop donné de soi sans avoir assez reçu. Trop offert avons-nous été à l’autre au point d’en devenir parfois aveugle.
Tu fais partie de la vie potentiellement pour nous rappeler que la somme de tes apparitions est un signe que l’on doit prendre soin de n’accorder sa confiance qu’aux gens qui la méritent.
Tu nous rappelles que certains humains nous vampirisent, nous manipulent. Des gens sans scrupules, qu’ils soient narcissiques ou non, ils sont majoritairement pervers et leurs actes te donnent naissance.
Avec toi, pas de demi-mesure, le goût dans la bouche est bel et bien amer. On a beau tenter de le faire, on n’arrive pas facilement à se délester de toi. Tu t’incrustes, tu fais mal et tu peux demeurée là, bien tapie, longtemps, si on ne prend garde de te faire sortir du nid.
Que tu arrives du filtre de l’amitié ou de la relation amoureuse, tu fais toujours étrangement mal. On aurait pourtant tellement à apprendre de toi. Tu es une mal-aimée, une incomprise, l’on pourrait dire. Mais on préfère que tu sois plus pessimiste, plus sanglante à nous arracher le cœur. Ainsi on pourra se transformer en victime.
Tu es issue de drôles de situations, qu’elles soient sous le signe de l’erreur ou de l’incompréhension. Tu fais souvent partie de conversations troubles, de non-dits, de cachettes intérieures. Si tu jouais au théâtre, sache que tu n’aurais pas le plus beau rôle.
Tu sers souvent l’injustice et l’on pourrait dire qu’elle t’abreuve car lorsque l’on te ressent au plus profond de soi, on a d’autres sensations telle cette boule qui s’installe dans la gorge ou dans le thorax histoire de nous rappeler que tu es là.
Tu nous rends tous plus méfiants les uns que les autres, surtout si tu es passée plusieurs fois dans notre vie. Alors là, ton venin est contagieux et reste ancré au plus profond de l’être que tu as contaminé. Quelle salope tu es !
En ces années de grande virtualité, tu réussis à t’infiltrer davantage malgré toute la place qu’on laisse à la communication. Tu réussis à utiliser les mots qu’il faut pour te rendre jusqu’à ta cible qui peut même cracher aux visages de ses congénères combien tu existes en elle.
Chère déception, si l’on devait t’éliminer ce serait avec les mots joie, bonheur, enchantement. En fait, nous avons le gouvernail avec toi, c’est la morale de ce long billet. Nous pouvons te jeter à l’eau et continuer à naviguer sur une mer bleue avec au loin une bande de ciel et un soleil radieux.
Tu as la vie fragile au sein des être optimistes et intelligents qui savent très bien que tu n’es que mirage. Fais gaffe. Point barre.
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