Tapie dans ma grotte, j’ai passé du temps de qualité avec moi-même aujourd’hui en ce mois de décembre où la neige a oublié de s’inviter. La grisaille de novembre tient bon, me suis-je dit en regardant par la fenêtre.
Les voisins ont installé un immense bonhomme de neige gonflable devant leur maison comme pour faire un pied-de-nez à l’hiver qui ne veut pas s’installer. Avec sa taille imposante, il m’envoie un énorme salut de sa main caoutchoutée et se laisse valser par le vent.
Comme il est bon de me laisser porter aujourd’hui que par mes envies du moment, sans tenir compte des responsabilités et de la do-list de la semaine.
Je flotte tout à coup en m’imaginant dans de l’eau de mer les pieds enfouis dans du sable chaud… la réalité revient vite en ouvrant les yeux avec devant moi Bonhomme tout souriant…
Ne pas calculer le temps qui passe en oubliant ma montre intelligente attachée à mon poignet qui me rappelle que je n’ai pas marché les 250 pas de l’heure en cours est totalement défiant. Comme faire l’école buissonnière.
Passer une heure à réchauffer mon café en étudiant les passionnantes neurosciences a fait partie de cette journée de ouate. L’apprentissage de nouvelles choses étant aussi grisant pour mon cerveau qu’une palette de chocolat noir, j’y mets toute l’attention requise.
Ne pas en rester là et se laisser entraîner par un livre policier suédois en se prélassant dans un bain de mousse, un air de musique s’invitant dans les oreilles, fut le deuxième step de cette journée. Lire une heure dans son bain et sortir en grelottant est signe que l’évasion m’a emportée.
Ouvrir de nouveau un livre, cette fois culinaire et y voir une création en devenir. Se laisser tenter par les images, les couleurs, les saveurs. Se mettre en action et danser dans sa cuisine sur de la musique pop en concoctant un plat thaïlandais. Troisième step.
Avoir juste du bonheur écrit dans son histoire dans le flow du moment présent résume bien cette journée de décembre remplie de douces activités. Ne plus savoir l’heure qu’il est, se dire il serait temps de manger est le signe que le décrochage a fonctionné.
Terminer le tout en mangeant avec des baguettes assise par terre dans une position de yoguiste en écoutant une série télévisée est digne d’un acte de série B.
La vie est si simple et douce quand on décide de ne pas se la compliquer . Un arrêt momentané dans un univers surexcité et surabondant d’information et d’attention est un cadeau que l’on devrait s’offrir régulièrement. Décider de faire du slow life une journée de week-end est presque devenu un luxe dans ce monde effréné.
J’ai un avant-goût des vacances des Fêtes dans la tête. Demain, ce sera le montage du sapin, les lumières éclaireront le salon de leurs feux scintillants. Je vais faire jouer des airs de Noël, sortir les boules, les rubans et les ornements et faire du sapin le roi du salon.
J’ai l’âme qui s’ouvre au bonheur et je suis remplie de gratitude pour cette petite journée home sweet home qui m’a permis, une fois de plus, d’apprécier ma vie.
Anathyna
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