Parfois, je regarde mon chat et je me dis qu’il a tout compris à la vie… ou presque.
Là où je cours après ma journée, lui s’étire longuement entre deux siestes.
Là où je me sens coupable de ne rien faire, lui s’enroule en boule sur un coussin, avec l’assurance tranquille de celui qui sait que le monde peut bien attendre.
Il ne stresse pas.
Il ne planifie pas.
Il sait.
Que le soleil revient toujours.
Qu’une pause n’a jamais tué personne.
Et que personne ne t’applaudira parce que tu t’es agitée toute la journée.
Observer un chat, c’est une leçon de lâcher-prise.
Il ne s’excuse jamais de son confort.
Il choisit où il veut être, quand il veut y être, et avec qui.
Il ne reste pas là où ce n’est pas doux, ni pour faire plaisir ni par habitude.
Et s’il veut être seul? Il part.
S’il a envie de jouer? Il le fait maintenant, pas quand le ménage sera fini.
S’il est contrarié? Il tourne les talons, tout simplement.
Pas de drama. Pas de justification. Juste un respect de soi que plusieurs d’entre nous pourraient réapprendre.
Et si on essayait, un peu?
Juste pour voir.
De s’étirer doucement en se levant. De faire une vraie pause sans écran. De choisir un endroit juste parce qu’il est ensoleillé. De s’endormir parce que c’est bon, et non parce qu’on est épuisée.
Non, on ne peut pas toutes vivre comme des chats.
Mais on peut, parfois, s’en inspirer pour retrouver un rythme qui nous ressemble.
Parce qu’au fond…
Il y a un peu de magie à ralentir. Et un grand pouvoir à ne pas en faire trop.
© 2025 Nathalie Arseneault. Tous droits réservés. Reproduction interdite dans tous les pays et dans toutes les langues.

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