Il y a des moments où tout semble aller. La soirée se passe bien, les conversations sont agréables, la vie suit son cours. Tout est fluide, on a le bonheur facile. Et puis, sans prévenir, quelque chose vient gratter à l’intérieur. Ce n’est pas un drame. Ce n’est même pas clair, au départ. C’est juste un petit malaise qui s’installe doucement. Un ressenti qui pique un peu.
Un détail. Une image. Un geste qui manque. Et soudain, un besoin oublié revient à la surface. Tout à coup la pièce semble vide, l’émotion veut se détacher mais n’y arrive pas.
Ce n’est pas un besoin d’attention constante. Pas un besoin d’être au centre de tout.
Juste un besoin simple, discret : celui d’être connectés en pensée.
Sentir qu’on compte, même quand on n’est pas là.
Sentir qu’il y a une petite place, quelque part, qui reste occupée par nous.
Pas pour se rassurer à tout prix.
Mais parce que ça fait du bien, parfois, de savoir qu’on est là, en creux, dans la tête ou dans le cœur de quelqu’un.
Ce n’est pas évident à nommer. On hésite. On se dit qu’on devrait être au-dessus de ça. Qu’il ne faut pas trop demander. Qu’on va passer pour fragile. Voire même dépendant d’affection. Mais ce n’est pas cela qui monte, non. C’est plus profond que cela, plus intime.
Mais en réalité, c’est juste un besoin d’être en lien, même brièvement.
Une phrase, un mot, un geste peuvent suffire.
On ne veut pas forcer, ni imposer. On veut juste être reçue là où on est.
Et parfois, il faut apprendre à se le donner à soi-même, ce mot qui nous manque.
© 2025 Nathalie Arseneault. Tous droits réservés. Reproduction interdite dans tous les pays et dans toutes les langues.

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