Marcher en forêt me rappelle que chacun avance à son rythme. Certains courent, d’autres s’arrêtent à chaque détour, d’autres encore filent droit sans regarder autour. Mais au fond, ce qui compte, ce n’est pas la vitesse. C’est d’avoir le courage d’avancer sur son propre sentier.
Depuis quelque temps, je me surprends à observer le rythme des autres. Leur énergie, leurs projets, leurs rencontres. Et parfois, je me compare. Je me demande si je devrais en faire autant, si je manque quelque chose, si je suis « assez ». Ces comparaisons ne m’aident pas, elles m’épuisent.
Alors j’ai décidé de revenir à moi. Cette semaine, j’ai repris l’entraînement. J’ai pédalé, transpiré, marché, écrit… Ces gestes simples m’ont ramenée à ma propre force. Ils m’ont rappelé que je n’ai pas besoin de courir après le rythme des autres pour me sentir vivante.
La randonnée me l’enseigne : chaque pas est une victoire. Pas besoin de faire dix kilomètres d’un coup pour sentir qu’on progresse. Ce qui importe, c’est de mettre un pied devant l’autre, en cohérence avec ce que l’on est, pas avec ce que l’on croit devoir être.
Et si j’ai envie de laisser une trace ici, c’est celle-ci :
1. Nous n’avons pas besoin d’imiter la cadence du monde qui nous entoure pour avoir de la valeur.
2. Nous avons le droit de choisir notre allure, notre souffle, nos arrêts.
3. Nous sommes déjà assez, telles que nous sommes.
Alors je marche. Je marche mon propre sentier.
© 2025 Nathalie Arseneault. Tous droits réservés. Reproduction interdite dans tous les pays et dans toutes les langues.

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