PLEINEMENT MOI

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Dépassé 50 ans, l’équilibre n’est pas un frein. C’est une stratégie de vie.

Retrouver son souffle au cœur de la ville

La ville bouge sans arrêt. Les voitures défilent, les cafés débordent, les trottoirs s’animent de conversations pressées. Et pourtant, au détour d’une rue ou au bord d’un fleuve, il y a toujours un endroit où le temps ralentit.

Je me suis surprise à observer les gens assis sur un banc, appuyés contre un mur chauffé par le soleil, ou encore accoudés à une rambarde face à l’eau. Ils n’attendaient rien. Ils respiraient simplement. Dans cette agitation permanente, il existe des bulles de pause, des respirations qu’on oublie parfois de s’offrir.

Revenir à soi en pleine ville, ce n’est pas fuir l’urbanité. C’est au contraire apprendre à y habiter autrement. Fermer un instant le téléphone. Lever les yeux vers une façade. Suivre le mouvement de la lumière entre deux immeubles. Prendre le temps d’un café, non pas pour “avancer quelque chose”, mais pour se déposer.

C’est un paradoxe que j’aime : au cœur du bruit, retrouver mon silence. Dans la densité, retrouver mon espace. Dans la foule, retrouver mon fil intérieur.

Et si la prochaine fois que la vie urbaine s’emballe, on décidait de s’arrêter, ne serait-ce que trois minutes, pour savourer le simple fait d’être là ?

© 2025 Nathalie Arseneault. Tous droits réservés. Reproduction interdite dans tous les pays et dans toutes les langues.


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