Honnêtement, je ne sais plus … Cette semaine, ou il y a quelques jours, un jeune homme s’est fait tiré dessus gratuitement, et demeura paralysé. Voilà, ce qui résume sans prétention, cette nouvelle attrapée au vol ce matin.
Wow … tu refuses une cigarette à quelqu’un et tout à coup, tu deviens la cible facile, celle sur laquelle, on va rejeter, paraît-il, son manque d’amour, son problème de société … Non mais, excusez-moi, mais vraiment, là, je suis une peu plus en colère que d’habitude.
J’ai mes deux jambes, mes deux bras, si je les perdais parce qu’un "innocent" y a pas d’autre mot pour qualifier un individu pareil, me tirait dans le dos, comme ça, gratuitement, je ne sais pas si je pourrais vivre sans ressentir moi-même de la violence contre une société de ce genre… oui vous allez me dire et avec raison que ce gars de la gang de rue, ce n’est pas représentatif de la société… et vous avez raison .. cependant, les gangs de rue pullulent les rues citadines, envahissent de plus en plus les quartier,s et bien qu’on en entende plus ou moins parler, ici et là, avez-vous vraiment l’impression d’être en sécurité, avez-vous vraiment l’impression qu’on les accote au pied du mur et que le système policier en vient à bout … je me questionne …
Plein de jeunes sont aux prises avec ces gangs… ont-ils tous envie d’en faire partie ou sont-ils obligés… Qu’est-ce qui s’est passé en fait… d’où ça origine… on nous en parle, oui, des méfaits qui arrivent… des jeunes qui sont blessés, des gens attaqués.. mais le phénomène… il est né comment… pourquoi prend-t-il autant d’ampleur.. est-ce seulement une image médiatique ou est-ce bien la réalité.. je crois que nous aurions besoin, grand public, d’un petit cours 101 sur le phénomène…
Que l’on se souvienne de ce qui est arrivé à Québec… de ce réseau de prostition de fille de 13 ou 14 ans… lecteurs masculins, je vous invite à m’écrire, et à me dire, de façon honnête, si vous avez le goût de "coucher" ne lésinnons pas sur les mots, avec une fille de cet âge… vous êtes incognitos, le Net vous y aide, répondez à cette question : " Les toutes jeunes filles, à peine sorties de l’enfance, vous intéressent-t-elles vraiment ?" Et si oui, allons dans le vif du sujet, et enseignez-moi de ce qui vous attire, de ce qui vou invite à une aventure aussi … disons-le, sortie d’un univers qui n’appartient qu’à vous ou à un groupe très minimaliste de gens.
Il va s’en dire qu’elles tombent souvent aux mains de manipulateurs, de séducteurs, venus expressément pour les acheter avec un morceau de viande : une breloque, du faux amour, de la fausse séduction, et aussi jeune qu’elles sont, elles tombent dans le piège et ce, bien que plusieurs les aient avisées que ça existe …Jeunes filles sous influence… comme le précise Michel Dorais… Je suis d’une autre époque… de celle où l’on pouvait sortir dans un bar à 14 ans sans jamais avoir peur de s’y faire vraiment attaquer … d’une époque où la jeunesse avait une valeur… et où on la préservait sachant très bien qu’elle ne reviendrait jamais et ne voulant pas la vivre sous le joug, plus que déséquilibrée, de la prostitution … Le proxénétisme … ne connaissait aucune fille de mon époque. J’ai rigolé dans les bars, eu beaucoup d’amis, sorti dans tous les coins de mon petit patelin de l’époque, mais jamais je ne me suis fait offrir de vendre mon corps et de payer en retour un espèce de gourou sous lequel j’aurais élu mon domicile, à lequel, j’aurais sans conteste, donner ma vie … vraiment… je suis d’une autre époque, certainement et sans honte…
On dit que c’est un sujet tabou, que personne n’aime parler de ça … que de dire que sa fille a été une victime, ça donne honte… vous croyez vraiment que c’est comme ça qu’on va en sortir ? Question …
Je vous amène aussi ce soir à avoir de l’admiration, ne serait-ce que pour le courage dont ils font preuve, pour tous ceux et celles qui travaillent comme travailleurs de rue et qui ont pour cause, dans leur vie de tous les jours, de contrer cette situation et d’aider, car dit-on il faut passer par l’entourage de ces jeunes et non par l’opression. De penser, ne serait-ce que l’espace d’une petite minute, à tous ceux et celles qui risquent leur vie pour sortir un ou une jeune de l’impasse dans laquelle les mène ce genre de vie… Et que dire des pauvres parents impuissants devant un enfant qui se transforme tout à coup en justicier … pense-t-il …
Chantal Fredette est criminologue au Centre jeunesse de Montréal. Avec 3 collègues, elle a rédigé en 1998 un rapport sur les gangs de rue, commandé par la police de Montréal. Les chercheurs ont découvert que les jeunes solidement attachés à leurs parents, à leur école, à des amis et à leur communauté risquent moins d’adhérer à un gang de rue. D’où la nécessité d’impliquer tous les acteurs de la région concernée, police, écoles, familles, ville, gouvernement, milieu judiciaire, milieu communautaire, CLSC. Ensemble, ils peuvent combler les besoins d’appartenance, de valorisation et de protection que certains vont chercher dans les gangs. «La solution aux gangs, ce n’est pas juste la responsabilité de la police mais de tout le monde. Du citoyen au premier ministre du Québec», plaide Mme Fredette. Tiré de
http://www.amecq.ca/dossieroct05.html .
Et vous, que pensez-vous des gangs de rue … opression ou action par la communauté … à vous de répondre…
Take care et à vos postes d’observation …
Ana
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