PLEINEMENT MOI

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Dépassé 50 ans, l’équilibre n’est pas un frein. C’est une stratégie de vie.

Se laisser aller …

Ce soir … je me laisse aller.   Pas de programme, pas d’objectif, pas de "il faut que", pas de ménage, de lecture, rien… niet … rien que moi, le temps qui passe et encore moi et le temps qui passe… bien sûr, les êtres chers qui m’entourent, mais rien d’autre.  Rien que la vie, l’écoulement de la vie tranquille, comme un fleuve qui dort, un paysage au loin tout calme, paisible…

Il y  des semaines que je cours, que les activités, les sorties, les gens, m’étourdissent.  Il y a des semaines que je n’ai pas pu compter les minutes.  Que je n’ai pas fait la momie sur mon patio à regarder les étoiles, sans d’autres alternatives que de laisser passer le temps.  Ce soir, ça y est.  Même si il y avait, et bien sûr, il y en aura toujours, des trucs à faire au programme, ll’épicurienne que je suis prend une pause.  Et entre deux gorgées d’un Madiran somme toute pas si mauvais, je vous transmets quelques lignes, une douce pensée, pour ensuite possiblement repartir, me laisser aller, au rythme d’un petit jeudi soir zen, sans histoire …

Ce soir, j’ai été dorlotée.  Vraiment.  J’étais à peine arrivée de travailler que mon conjoint, que je qualifie de grand chef à ses heures, prenait la garde de la cuisine et nous concoctait, pour le réel plaisir de nos palais expérimentés, un saumon au four, arrosé d’une marinade et de morceaux de poires juteuses, avec pour accompagnement, des asperges dignes d’un grand restaurant.  Quel plaisir …  non seulement, mes sens gourmands se sont-ils éveillés, mais davantage, mon corps et mon esprit se sont laissés aller, au repos, à la tranquilité en famille, au plaisir de lire une petite revue bien documentée sur les vins, tout en jasant avec l’être aimé.

La vie en famille est pour moi un pur délice, encore plus que tous les plats que nous adorons cuisiner.  Je n’ai pas eu la possibilité étant enfant de vivre ces retours à la maison si vivants, remplis de soleil, où les membres de la famille sont heureux de se retrouver, de raconter leur journée.  Ma mère travaillait très fort, et nous n’avions elle et moi, que nous, pour former notre famille.  Mon père est un père silencieux, un père absent dans cette chronique que pourrait résumer ma vie.   Et bien que dans ma vie de famille actuelle, nous formons un tout, le trois intellos que nous sommes, mon fils, moi et mon conjoint. aimons bien sûr nous replier dans notre bulle.   L’heure du souper revêt donc un moment particulier, privilégié et coloré, que je n’échangerais avec personne.  Quitter le travail pour revenir chez-moi est toujours un moment de bonheur, soir après soir, et ce même si j’adore mon travail et l’indépendance de ma prore vie et le chapitre individuel qui m’accompagne tous les jours.

Il y a plein de richesses à travers ce monde, plein de trucs sur lesquels rêver des heures entières, mais pour moi, jamais rien  ne remplacera ce moment magique, tout comme celui sur mon patio, souvenez-vous lecteurs assidus, je vous en ai fait part tout l’été.  Il y a de ces moments, tout aussi simple dans la vie, où il faut voir à travers les images et les ressentis, toutes les richesses qui illuminent notre vécu …

Avec tendresse,

Ana


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Réponses

  1.  Bonsoir Ana,
     
     C\’est quoi le bonheur? Plein de petits riens!
     
      Bon jeudi soir pantouflard!   Pat.

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  2.  
    Tout à fait et la capacité de les apprécier peut-être …
     
    Ana

    J’aime

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