PLEINEMENT MOI

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Dépassé 50 ans, l’équilibre n’est pas un frein. C’est une stratégie de vie.

Belle comme une fleur, douce comme le soleil …

MARGUERITE

Elle était comme un doux rayon de soleil,

De ses yeux, émanait la joie de vivre.

Elle entrait quelque part,

et la bonne humeur s’installait.

Elle avait la parole facile,

aimait parler de tout et de rien.

De ses proches, elle s’inquiétait,

parfois trop, à l’excès.

De mon enfance, elle fait partie,

Dans ma vie, de beaux souvenirs elle laissera.

De ses bras, elle m’a accueillie,

De ses mains, elle m’a fait des câlins.

De ses doigts, elle a fabriqué,

Plein de merveilles

Qu’elle m’a ensuite données ou transmises.
Elle aimait créer, faire plaisir,

et de mon plus beau souvenir,

Elle savait s’amuser.

D’elle je garde de grandes et de

Plus petites pensées.

Du haut de mes cinq ans, elle était une grande dame,

Maintenant, du haut de ma quarantaine,

elle l’est toujours autant.

Même dans mes montagnes lointaines,

il m’arrivait encore souvent de penser à elle.

Je ne lui disais pas,

mais souvent je pensais combien je l’aime.

Et bien que maintenant, nous sommes

séparées par plus d’une grande route,

Toujours je conserverai en moi

le souvenir de son beau visage,

le timbre de sa voix.

Quand je pense à elle en l’instant présent,

Je revois son sourire si tendre, si doux,

ses petits yeux souriants,

et ses si beaux cheveux blancs.

Je vois aussi dans cette douce image,

tout l’amour qu’elle nous a transmis,

Toute la douceur qu’elle nous a partagée,

et alors, je me sens comme un peu triste

de songer à m’habituer à son absence.

Je sais que je ne la reverrai plus,

Du moins, ici-bas,

mais en même temps, je suis heureuse.

Je sais combien elle était lasse,

combien la vie était devenue lourde

et chancelante.

Combien de  fois elle m’a dit,

"Tu sais ma petite fille, j’ai eu une belle vie,

il est temps pour moi de partir,

de rejoindre ceux qui ne sont plus là".

Ce jour-là j’ai compris,

que le bonheur pour elle était ailleurs.

Tout à la fois ici, et là-bas,

là, où l’homme de sa vie,

ses frères, ses soeurs,

ceux qui lui ont apporté à elle,

le bonheur, la joie,

l’attendaient avec impatience

dans ce monde auquel elle croit

et combien elle avait hâte de les retrouver.

Elle avait cette sagesse, cette patience,

qui caractérisent les gens de son âge.

Elle avait dans le coeur tout un répertoire

d’événements, de souvenirs,

qui pouvaient remplir des heures

de converses et de bavardages.

Elle savait écouter, comprendre,

et surtout ne point juger.

Elle avait des tas d’amis,

c’était une sociale disait-on.

En fait, quand vous la connaissiez,

vous ne faisiez pas que l’adopter,

vous ne pouviez plus vous en passer.

Jeunes, grands, vieillard, petits,

tous l’adoraient car ils pouvaient

en sa présence,

ressentir sa lumière, sa douceur.

Avec amour elle nous a nourris,

dorlotés, gâtés.

Elle adorait nous faire plaisir

et ne calculait pas les heures,

pour parfaire le petit présent,

qu’elle avait fabriqué elle-même,

en pensant à nous.

Et toujours il y avait dans

Son visage ce sourire qui la

caractérisait, qui la rendait

si charmante, si vibrante.

Elle portait bien son nom,

car comme la plante de laquelle

elle portait son prénom,

Elle avait la grâce et l’essence.

Dans sa vie, il y eu un grand homme,

un beau et grand soldat.

Solide comme le roc,

Fier comme un paon.

Elle l’aima d’un bel et grand amour,

malgré les tempêtes,

malgré les tristesses

et les grandes et plus petites joies

de l’existence.

Il l’a rendu sûrement heureuse,

puisque dans ses yeux,

même après la mort du grand

et solide soldat,

il y avait encore cette flamme.

Et dans sa voix, tout l’amour

qu’elle lui vouait encore.

Elle eu de beaux enfants,

et grâce à eux, ici et là,

elle récolta la présence

de leur propre progéniture.

Qu’elle adora, littéralement,

comme si elle était sienne.

La famille pour elle,

les amis, les êtres vivants,

c’était sa raison de vivre,

son moteur.

C’était une grande dame,

un pilier, une vraie

oui, une vraie grand-mère.

Et j’ai de la chance, puisque

c’était la mienne et que point

je n’aurais voulu la changer

pour qu’elle que soit d’autre

en ce monde.

A toi, Marguerite,

Pour toutes les joies,

les câlins,

les douceurs,

les beaux moments,

la fierté d’être ta petite-fille,

Je rends hommage et te dis

Merci d’avoir été dans ma vie.

Ana


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Réponses

  1.  
     Allo Ana,
     On a beau se dire que personne n\’est éternel, quand ce moment arrive, on est toujours surpris et incrédule. Pourtant c\’est le seul
     aboutissement, la seule justice.
     
     Condoléances.    Pat.

    J’aime

  2. Merci beaucoup pour vos bons mots.  Elle est irremplaçable c\’est vrai, comme la vôtre peut-être, et comme bien d\’autres.  L\’important c\’est ce qu\’elle m\’a légué et ce que j\’en garde dans mon coeur et dans mes souvenirs :O) …
     
    Ana

    J’aime

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