Comme un petit
singe sur une épaule,
tu joues bien ton rôle,
tu me titilles,
tu m’interpelles.
Je sais bien que
je ne peux pas
faire fi de toi,
tu es là pour me
faire voir tous les
aspects de toutes
choses.
Tu es comme un
bon ami,
un allié,
celui qui dit
"hey ! Pose-toi
des questions".
Tu sais aussi
que certains soirs,
certains jours,
je ne veux pas
t’entendre,
trop bien dans
cette nouvelle
zone incertaine
mais tendre.
Je sais, j’ai souffert,
et la confiance
n’est pas reine.
Mais il y a l’amour,
tu sais celui que
malgré toutes les
épreuves, on croit
parfois encore vivant.
Alors c’est ce moment
où tu choisis d’apparaître,
avec toute ta logique,
avec toute ta raison,
tu as, il est certain,
ta raison d’être pour venir
en moi y poser
ton questionnement.
Mais tu peux être
aussi comme moi,
tourné vers le coeur.
Et alors, en cet instant,
toi et moi,
ne savons plus vraiment
si l’on doit poursuivre
ou non ce raisonnement.
Il est clair que tu
es nécessaire
à toute personne
voulant réfléchir.
Tu es comme un
signal d’alarme,
une petite voix
qui me dicte
de ne pas accorder
totalement ma confiance.
Mais tu peux être
aussi tyranique
et jouer faux,
par interprétation
ou trop grand
besoin de vouloir
tout comprendre,
tout rationnaliser.
Sois mon ami,
mais ne sois pas
mon ennemi.
Car en ce deuxième
cas, tu me fais vivre,
du tiraillement,
de la douleur,
et je trouve fort
inutile que tu
demeures en moi
longtemps.
En fait, tu es là aussi,
pour me rappeler,
qu’il faut savoir
prendre des risques
pour vivre une vie
remplie d’amour et
de joie de vivre.
Qu’il faut accepter,
de marcher à tâtons,
dans un dédalle
d’émotions.
Qu’il faut aussi se
laisser porter par le
temps qui fait en
sorte de répandre
la justice à travers
les heures, les mois
et les années.
Doute, soit, je
t’accepte avec
tout ce que tu
m’apportes,
tout en te laissant
uniquement la place
qui te revient
dans un être
somme toute
bien vivant et
avide d’expériences
de vie …
Ana la Fonceuse XX
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