Image de bertrand môgendre
Je n’ai qu’une cinquantaine de pages lues … déjà je sens l’essentiel, du moins l’essence … Ce livre s’intitule “Les rêves de mon père” écrit par Obama lui-même le premier afro-américain qui a conquis la présidences de ce grand pays que sont les États-Unis. son rêve, du moins ce qu’on en lit, est de donner au monde les couleurs du métissage… quel défi !
Assez spécial comme récit en ces débuts de 21e siècle où l’on pourrait croire que tous ces problèmes de couleurs de peau ne sont plus de ce monde… Aujourd’hui n’est-ce pas la religion qui dicte le chemin à suivre… Qui l’on croit, qui l’on prie est bien plus une étiquette que notre héritage cutané, non ? En fait, la religion peut aussi être une forme de racisme en soi et sournoisement, elle fait des ravages incroyables de nos jours.
Donc revenons à nos moutons, les cinquante premières pages du livre nous ramènent à une époque où, il faut bien le lire pour y croire, arriver chez-soi accompagné d’un ami noir était un scandale digne de l’obligation de quitter la ville au cours des prochaines semaines. Le noir et le blanc point tu ne mélangeras … c’est ce que l’on comprend … mais non, il ne s’agit pas d’un commandement de Dieu, sûrement pas, à moins que l’on ait ajouté récemment un onzième à ces dix vieux règlements tellement poussiéreux … il s’agit bien plus d’un commandement humain relatif à cette époque tourmentée que l’on aurait pu lire à travers un évangile raciste de premier ordre …
Dans un pays comme le nôtre, où le racisme est plus rare, voire intolérable, qu’on ne pense qu’à toutes ces histoires invraisemblables de kir pan, de femme voilée et autre accessoires qui ont fait les manchettes depuis deux ans chez-nous, il est difficile de songer que l’esclavage des noirs a existé quelque part en ce monde, que les juifs ont failli être tous anéantis, que nos grand-parents ont été victime des fanatiques de la religion catholique et quoi encore …
Que l’on puisse avoir un jour été un paria de la société si l’on osait sortir avec quelqu’un de couleur de peau différente me donne froid dans le dos… mais qui sommes-nous pour songer que la couleur de notre propre peau est la meilleure, la plus pure, celle qu’il faut pour avoir la bonne étiquette sociale…
Bien sûr, moi, vous peut-être, avons la couleur de peau dont nous avons hérité et qu’elle soit blanche ou noire ou autre, nous ne l’avons pas choisi. Si l’on est né blanc, alors on a eu peu de chance d’être victime de racisme, mais si on est né noir, jaune, rouge, etc., cela nous oblige-t-il à porter une étiquette dès la naissance ?
À réfléchir… Ana XX
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