Photo de Milena Lachowicz
Si on ne construit rien sur des regrets, par contre on bâtit sur des résolutions.
Texte de Anne Bernard
Les regrets, est-ce solides, forts à tous les types d’intempéries, capables de faire face à tout sans broncher, avec courage et abandon ? …. Comme dans les trois petits cochons, conte de notre enfance, il n’y a que la maison en briques qui résiste à tout.
Il n’y a pas d’être vivant sans regret ajouterais-je au bout de cette pensée. Et aussi beaucoup d’hommes et de femmes dans notre société qui agissent en fonction de leurs échecs plutôt que de leurs regrets. Les échecs mènent parfois les gens au malheur non pas quand ils arrivent dans notre vie mais quand ils nous minent au point de refaire des erreurs importantes pour tenter de se donner bonne figure.
On dit que le regret est une évaluation négative que nous avons d’un événement passé. Il nous amène à vivre du mécontentement, du chagrin. Pour moi, dans ma vie, le regret vient après l’analyse d’un événement, d’une situation, qui font, qu’avec du recul, je peux juger mieux de ce qui aurait été ou non bon pour moi. Si nous savions à l’avance que nous allons vivre du regret, nos vies seraient bien meilleures !
Le regret, serait-ce le cousin de la culpabilité ? Car pour regretter quelque chose ou quelqu’un, il faut avoir fait un choix, avoir dit non, être parti ou avoir délibérément agi de telle façon que le choix ne fut pas l’objet de notre regret. Et je ne sais pas si c’est la même chose pour vous que pour moi, mais souvent le choix se fait parfois par la peur d’agir ou de ne pas agir et après uniquement on réalise qu’on aurait pu aller de l’avant ou que l’on aurait pas dû, c’est selon le choix que l’on a fait… Complexe tout à coup hein ?
Enfin, les fameuses résolutions. En ce début d’année 2011, qui arrive à grandes enjambées, êtes-vous de ceux qui formulez un tas de “je vais tenter ceci”, “ je vais arrêter cela”, etc. Toutes ces motivations ou plutôt ces fausses révélations sur soi qu’on oubliera assurément le 2 janvier et, que souvent, trois mois ou six mois plus tard, avec une culpabilité déguisée en “je n’avais pas le temps”, “quelque chose est arrivé et je n’ai pas pu”, vous allez vous sentir en regret … et bla bla bla.
L’être humain est ainsi fait qu’il doit se rassurer avec ce qu’il appelle une résolution de début d’année. La poisse. Quelle mensonge à soi-même en tout premier lieu ! Et finalement, la résolution peut se changer en regret ! On ne s’en sort pas …
Finalement, je me demande si il ne vaudrait pas mieux bâtir notre vie sur nos regrets qui sont là, concrets, compris, et assez souvent réalisables après coup. Choisir le connu plutôt que de se donner bonne conscience en choisissant un outil (la résolution) qui laissera notre maison intérieur bien chancelante.
Regret ou résolution blogueur ?
Ana qui se promène entre deux lignes de pensée…
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