Tu m’as bien fait peur hier,
tout frêle et branlant dans
ton antre remplie de couloirs.
Tu faisais peur à voir et
a rempli ma tête de questionnements.
Tu me regardais avec ton
petit minois tout recroquevillé,
les yeux au large,
le corps parsemé de spasmes
et ressemblant à une
feuille au vent.
J’ai été bien inquiète,
et certaine que c’était le moment,
qu’il fallait se dire adieu.
Je sais bien que tu ne te rendras
pas bien loin dans ma vie,
mais un an c’est trop tôt
pour se sentir vieux.
Et pouf ! Ce matin, surprise,
tu avais retrouvé ta vigueur,
tu roulais dans ta petite boule,
sur le plancher, heureux de
sortir de ta caverne
et que ton maître y fasse
place nette.
Tu es un petit coquin,
un petit brin de soleil de plus
dans une maison déjà bien
ensoleillée d’amour.
Quand je rentre le soir du travail,
c’est un réel plaisir que de t’offrir
une petite carotte ou autre
plaisir gourmand.
Je sais bien que tu partiras bientôt,
mais s’il-te-plaît,
reste encore un peu,
histoire que nous partagions
à nouveau,
regards tendres et câlins.
Merci de me faire du bien.
Ana qui sourit …
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