Photo de Bourrique
Que serais-je sans toi qui m’accompagne à chaque pas, à chaque solitude, à chaque moment intime de ma vie.
La pluie peut tomber, la tempête souffler, la peine ou la joie m’envahir toute entière, jamais tu ne me laisseras tomber.
Toi qui me hante, toi qui dicte en moi la marche à suivre, toi qui sais me faire fléchir ou infléchir sur le moment ou le sort à venir, n’entend-tu pas ma tristesse et mon besoin de vivre ?
Tu viens à ma rencontre au moment où je me sens seule, où je crois tout abandonner, tu es là, en connexion avec la profondeur de mon âme, toi qui me comprend si bien, qui ne fait qu’un avec moi.
Mon cœur ne croit plus au bois dormant, au chant des sirènes ni à la longueur de l’amour. Mon cœur pleure cette époque où tout était si léger, si profond, si rempli d’intensité.
Le cadran de mon horloge sonne la fin, il m’appelle vers demain, un autre jour, un autre leurre, éternel sentiment d’abandon à l’infini… Rêve d’un balbutiement qui ne vient pas, d’un soupir qui enivrerait mon âme …
Nous avons ensemble appris, côtoyé des sentiments et sommes devenus possiblement plus humains, du moins cela nous a-t-il, toi et moi, rapprochés, liés à ces mots, à ces pensées.
Ton monde fut le mien dans lequel j’ai découvert mon incompréhension, ma différence, le chemin qui tranquillement s’installe entre moi et ton univers, entre ma planète inhabitée et la tienne.
Tes mots ont été ma fontaine de Jouvence, m’ont inspiré respect, joie, mais aussi, tristesse peur et tension. Ils ont su tisser en moi de bien belles choses mais aussi creuser un fossé rempli de nœuds et de différences.
Avec toi j’ai conquis le ciel étoilé, vu et revu des milliers de lumières vives dans mon ciel infini. Ces astres m’ont calmée et remplie d’un amour plus sage, mais aussi d’un grand respect pour moi et pour qui je suis.
Des chansons m’ont aidée à calmer mon désespoir, des textes écrits par ceux qui savent ressentir m’ont permis de crier, de transposer un mal de vivre en une énergie nouvelle.
J’ai eu peur, j’ai hésité, j’ai pleuré, et le plus grand défi fut de résister et de me relever. Voilà, j’y suis encore et tout va pour le mieux dans mon être de plus en plus ouvert à la vérité.
Les grandes découvertes sont derrière, ne reste que la réalité. Celle des amants disparus, d’un amour fébrile et chancelant et d’une sécurité qui se laisse désirer dans un univers où la jeunesse, la maturité et l’aube d’une sagesse se rencontrent à la jonction de la vie.
Le ciel est bleu quand on sait en voir la couleur et ressentir la clarté et le bien-être qu’il procure.
La terre est solide sous les pieds quand on sait où l’on va. Le regard peut être rêveur quand il voit devant lui un avenir meilleur.
Le bonheur se construit jour après jour, dans un état d’abandon où la vie se charge de nous apporter ce qui est dû, attendu, dans un élan de surprises pouvant nous remplir de sérénité ou de force régénératrice.
L’enfer peut se construire en soi. Il faut savoir le quitter avec confiance pour aller par-delà les chemins froids et sinueux que peut apporter la continuité de la vie et de l’avenir.
Quel est donc que cette vie, dans une société où la solitude mène le bal, où la danse ne s’apprend qu’avec un pas de un, dans une salle où personne ne chante et ne rit et où le vide remplit la musique du temps.
Qui prendra ma main en cet instant si crucial, où je me laisse porter par la nécessité d’être avec toi… te donner raison et te suivre n’a jamais été mon leitmotiv, tu le sais bien. Ton bonheur a les yeux tristes, il me donne un frisson, me rend tout à coup fébrile…
Non, je ne pleure plus, mes rivières sont asséchées, les fossés entre nous sont remplis de mes larmes d’hier qui laissent place aujourd’hui qu’à la sècheresse d’un horizon qui défile sans voie, sans chemin défini.
Mon chant n’est plus, ma voix s’est cassé, ta guitare ne joue plus, la musique s’est arrêté, signe qu’une définition est en route.
Je crois en toi, en ton existence, en nous, en notre parcours qui bientôt s’unira. Le bonheur appartient à ceux qui le cherche et nous savons tous les deux que nous approchons du but.
La beauté est partout, pas seulement que dans la rue ou dans les dédalles sans fin du monde, elle est là devant nous, il faut savoir la saisir.
Je pars te retrouver …
Ana qui voit loin XX
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