Honnêtement, je ne savais plus si j’étais dans un roman de Stephen king. Différent de ce que je connaissais moi de cet auteur souvent très “gore”…
Dès les premières lignes on veut découvrir le mystère… Bien écrit, digne d’un scénario de film, la scène se place tout de suite… Mais d’où vient ce dôme et pourquoi est-il apparu là, précisément, tout à coup, dans la vie d’une petite ville de deux ou trois mille habitants ? On va chercher longtemps ce qui a bien pu se passer … Est-ce l’armée qui développe une nouvelle expérience ? Est-ce le maire qui veut obtenir le contrôle total ? Est-ce Dieu ? Que se passe-t-il ?
Les premières pages sont étonnantes et tout de suite on peut s’imaginer le choc pour les villageois … et tout un ! De la marmotte coupée en deux à … gardons le mystère tout de même … J’avoue avoir eu comme une surprise, une onde d’émotions dès le départ. De l’énervement, on en ressent tout au long de la lecture de ce livre.
Certains le nomment roman d’horreur, moi je préfère dire suspense, “thriller”… il y a beaucoup d’actions et aussi une longue liste de personnages, oh la la ! J’ai compris rapidement pourquoi l’auteur nous en dresse la liste au début du premier tome. C’est ce qui rend cette histoire intéressante car l’on découvre que chaque famille vit “l’enfermement” bien différemment. Que chaque être humain n’a pas la même capacité de faire face au stress et au danger.
Véritable cage de verre, personne ne peut plus ni entrer, ni sortir de Chester Mill, petite ville quelque part dans le Maine où la vie, jusqu’à l’arrivée de cette coupole invisible, était calme et sereine. Ce ciel de plus en plus rose abritera des couples, des familles, des partis politiques, alléluia. La vie ne sera jamais plus la même c’est clair au départ et tous tranquillement le réaliseront.
Certains vivent des hallucinations, d’autres font des rêves où le feu, les citrouilles et les morts sont nombreux… Les autres s’organisent car il n’y a plus d’électricité, le propane se fait de plus en plus rare et la pollution gagne rapidement du terrain. Les criminels courent les rues et les hommes de loi deviennent des meurtriers en série… tout un théâtre croyez-moi.
L’armée américaine entoure la ville et regarde inlassablement ces “petites souris” bougeant dans leur cage. Le monde aussi, car nul ne peut demeurer indifférent au sort qui attend cette petite ville américaine. Le président des États-Unis va de surprise en surprise, tout comme nous, à la découverte des personnalités et des caractères particuliers de chacun des protagonistes avec lesquels il doit composer pour tenter de se débarrasser de cet envahisseur. Et que dire ne serait-ce que de Rennie, le deuxième conseiller de la ville, personnage aux idées de vengeance et de dévastation qui sème la zizanie partout où il passe. L’un des plus colorés et oserais-je dire des plus détraqués.
J’ai bien aimé les clins d’œil à Spielberg que l’auteur semble avoir eu un plaisir à insérer à travers l’histoire ainsi que toutes les allusions à des faits de l’actualité qui nous ramènent, à certains moments, au cœur d’évènements qui ont été marquants pour les États-Unis d’Amérique.
Avec son “under the dome” King nous revient dans toute sa grandeur mais avec un petit plus… une saveur humaine plus marquée. Il joue littéralement dans ce roman avec les émotions de ces personnages et les amènent au paroxysme de ce qu’ils sont capables d’endurer.
Un peu plus de 1000 pages qu’il vaut la peine de savourer. Beaucoup de dialogues, de sentiments, bons ou mauvais, qui nous font découvrir l’humain sous plusieurs coutures parfois quelque peu désaxées…
Ana l’Enchantée retourne à sa prochaine lecture…
Répondre à natars1966 Annuler la réponse