PLEINEMENT MOI

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Dépassé 50 ans, l’équilibre n’est pas un frein. C’est une stratégie de vie.

De retour à la maison …

Aujourd’hui a été une révélation pour moi.  Je suis une Québécoise pure laine, qui jusqu’à aujourd’hui, a résidé dans cinq régions du Québec.  De retour, ce jour-même, de la belle région du Témiscouata où je visitais ma mère, j’ai roulé « on the road » pendant près de six heures pour le retour à la maison.

Cheveux dans le vent, j’avais fait le choix de ne pas mettre l’air climatisée pour ressentir davantage les vacances, musique plein les oreilles, régulateur de vitesse en fonction pour ne pas avoir de mauvaises surprises, j’ai roulé, roulé, le soleil sur le bout du nez et le sourire aux lèvres !  J’ai chanté aussi et « swigné » dans l’auto !  Nous sommes les mêmes de Marc Dupré y a rien là !! Mes voisins de route devaient me trouver soit en forme ou à moitié folle, c’est selon …

Ce qui m’a frappé de plein fouet en lâchant l’autoroute 40, c’est lorsque je suis arrivée aux limites de Lanaudière et que j’ai ressenti une chaleur toute agréable m’envahir en regardant un champs de plantation de maïs, en m’imprégnant des couleurs, et que j’ai senti les odeurs estivales qui envahissaient mes narines.  Quelle joie également quand j’ai franchi la frontière qui me séparait des Laurentides et que je suis rentré au bercail dans mon quartier et que j’ai regardé les arbres centenaires qui y vivent silencieusement, les petites maisons de campagne, la verdure et tout ce qui m’entourait par les fenêtres de ma voiture.  Alors, en moi, le déclic est arrivé… j’ai maintenant des racines plus profondes que jamais !  Je ne me sens plus une étrangère dans ma région !

Toute ma vie je ne me suis pas senti « du coin »… Je ne suis pas née dans les villes où j’ai résidé… La ville où j’ai pris naissance est Montréal mais je l’ai quittée à deux ans d’âge… donc, pas de lien d’appartenance profond de nulle part …   Bien sûr, j’ai des merveilleux souvenirs dans toutes ces régions où je me suis retrouvé pendant un bout de vie qui, excepté Montréal, a été de plusieurs années voir même plus d’une décennie dans certains cas.  Mais je ne ressentais pas de racines enfouies profondément.

Aujourd’hui j’ai compris que je pourrais maintenant être au bout du monde ou du Québec mais que chaque fois que je rentrerais ici, je dirais « je suis de retour à la maison »… pour une presque étrangère à l’intérieur même de sa province (cinq régions d’adoption ça vous chamboule les racines … ), j’ai réalisé que mon nid vient de s’enraciner.

J’ai la chance de travailler et de vivre dans deux des plus belles régions du Québec, Lanaudière et Laurentides, Quelle veinarde !

Have a good night readers !

Ana la Revenante !


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Réponses

  1. moi j’ai quitté ma région, je suis revenue deux fois … en Abitibi et je me suis sentie une étrangère
    je trouve formidable que tu puisse sentir tes racines au fond de toi

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    1. Ce n’est pas facile de s’accrocher les patins quelque part. Il faut avoir vécu ailleurs pour le comprendre. Les gens qui sont nés dans une région et y ont toujours demeuré n’arrivent pas à saisir.
      C’est ici que j’ai construit les plus belles choses de ma vie : une nouvelle famille, une nouvelle carrière, de nouvelles amitiés… c’était comme une deuxième chance de réussir quelque chose et je l’ai saisie. Je ne regrette point. Mais il aura quand même fallu un bon 12 ans avant que je réalise qu’ici c’est chez-moi maintenant que ça s’appellera :o) …

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Répondre à natars1966 Annuler la réponse

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