Deuxième question existentielle du livre de Nicolas Sarrasin « Se poser les bonnes questions » dans lequel je suis replongée depuis quelques jours.
Les fins d’année sont pour moi toujours un moment de réflexion, d’orientation. Je fais le bilan, je me questionne sur la prochaine année. Bref, je regarde en arrière quelques minutes pour mieux me préparer à foncer par en avant.
Se connaît-on vraiment toujours bien ? Bien sûr, avec les années, on en apprend un peu plus sur soi. Mais il y a tant d’influenceurs. Les autres par exemple, qui nous bombardent de « tu devrais », de « si j’étais toi », de « fais-le donc », etc.
Les événements de la vie aussi qui nous lancent continuellement des perches pour que l’on passe de droite à gauche et de gauche à droite.
Difficile de rester vraiment soi-même sans être influencé par l’extérieur de soi, la société, et tout le reste. Voilà la difficulté. Se connaître c’est une chose, mais rester soi-même en est une autre.
Chaque nouvel événement, activité, rencontre, d’ailleurs nous façonnent. La connaissance de soi est donc un exercice infini.
Il y a aussi le déni de soi. Ne pas vouloir croire, ne pas vouloir voir, c’est tellement plus facile que de faire face à ce qui se passe vraiment. Plein de gens se cachent dans le déni et le pire c’est qu’ils ne le savent même pas. Un jour, quand ils auront appris à mieux se connaître, ils découvriront qu’ils étaient dedans.
Mais concentrons-nous plutôt sur nous-même. Les autres, on ne peut rien y changer. La seule influence que nous avons est en nous et sur nous. Ça pour moi c’est très clair.
Ce qui est le plus difficile serait-ce donc de demeurer authentique ? Car on a bien beau se connaître, si ce que l’on est n’est pas ce que la société ou notre environnement attend de nous, que déciderons-nous ? De nous ajuster ou d’imposer qui nous sommes ? Bonne question… it depends n’est-ce pas ? Les circonstances, le contexte, d’autres influenceurs…
La société possède un fort pouvoir d’influence de nos jours… ne serait-ce que sur l’apparence physique. Combien de personnes se forcent tous les matins à maigrir, s’entraîner comme un athlète ou autre discipline, dans le seul but d’avoir une belle enveloppe corporelle ? Combien de personnes sont rongées par leur apparence physique n’arrivant pas à s’accepter telles qu’elles sont ? Plus qu’on ne le croit. Pourtant, ce corps de devrait-il être qu’un moteur servant à nous propulser plutôt que de servir de pouvoir d’attraction ?
Les événements que l’on laisse nous balloter au gré de nos émotions sont un influenceur de catégorie A majuscule ! Combien de fois ne vous est-il arrivé de vous laisser aller sous le coup de l’émotion et par la suite vous dire « ce n’est pas du tout ce que je voudrais dire ou faire » …
Résultat, on apprend avec le temps à se connaître mais rester soi-même est difficile et ne pas se laisser influencer encore plus.
Qu’en pensez-vous ?

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