PLEINEMENT MOI

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Dépassé 50 ans, l’équilibre n’est pas un frein. C’est une stratégie de vie.

Pourquoi nous aimons la procrastination (et que nous devrions !)

Les choses ne sont pas difficiles à faire, ce qui est difficile c’est de nous mettre en état de les faire. __ Brancusi                                      Extrait du Catalogue de l’Exposition de New-York

La procrastination, en cette période de Christmas season,  j’en abuse considérablement.  Vraiment, pas eu autant de temps devant moi depuis plusieurs mois, quel bonheur !

A quoi sert la procrastination en fait, est-ce un synonyme de la paresse ?  Parfois oui, possiblement.  On se met la tête dans le sable et on attend que ça passe. Mais à d’autres moments, n’est-ce pas plutôt synonyme de repos après périodes de grandes activités ? Le résultat d’un besoin immense de faire le vide ?

J’ai lu un peu sur le sujet parce que j’ai tendance dans ma vie personnelle à laisser aller, beaucoup parfois même.  Le professionnel prend tellement de place certaines périodes que je crois que je ne gère pas toujours correctement mon temps, me retrouvant en dette d’occupation personnelle…

On peut dire alors que je procrastine par fatigue, par manque de temps et non pas par paresse.  Au fond, ma procrastination n’est qu’une difficulté à prioriser, à diviser ma vie en parcelles tout aussi importantes les unes que les autres.  Car il y a tant à faire entre la famille, les amis, le travail, la maison, les loisirs, Alouette !

Depuis quelques jours, j’ai du temps.  Wow !  Je me sens perdue tellement je peux faire des choix le matin. Et bien, en fait, étrangement, je ne fais pas grand chose autre que me reposer dans des trucs bien simples.  Ce qui me fait constater que j’avais vraiment les batteries à plat et besoin de faire le vide … Marche, cuisine, jeux électroniques, lectures tranquilles, cinéma… y a rien de bien énervant ou de stimulant là-dedans.  Mais je n’ai pas l’impression de perdre mon temps, je n’ai pas le goût de courir, et tranquillement pas vite je retrouve comme une énergie intérieure, une stabilité.

Les périodes d’arrêt me permettent de constater à quel point ma petite vie qui somme toute me semble bien tranquille est plus que mouvementée en période de pointes.  Que de plus, je ne procrastine pas, je manque littéralement de temps parce que je ne veux pas prioriser et que je veux passer à travers tout ce qui me tente dans la vie !  Le voilà le vrai constat, je suis assoifée de vivre, je ne veux pas perdre une seule minute et je deviens étourdie, fatiguée pour ne pas dire à certains moments épuisée.

Au fond, j’ai un problème avec la priorisation et non avec la procrastination.  I like that ! Et la procrastination n’est peut-être qu’un signal pour m’aviser que je suis débordée d’idées, de projets et que finalsement j’ai vraiment besoin de me reposer un peu si je ne veux pas ressembler à une crécelle !  Ma procrastination à moi semble plutôt un signal d’alarme, vous savez la petite lumière rouge dont souvent vous entendez dire qu’il faut écouter.

Alors voilà, la procrastination est bénéfique pour mon équilibre.  Elle m’oblige en quelque sorte à réfléchir à mes priorités.  A m’arrêter pour reprendre mon souffle.  Grandiose, je viens de lui trouver une utilité dans ma vie : me ramener les deux pieds dans mes bottines et mettre le focus sur la bonne route.  Marvelous !   Je reporte donc à demain certaines choses parce qu’au fond je suis sans le savoir en train de prioriser le repos histoire de ne pas être la prochaine élue dans les statistiques de décès précoces.

Ce qui est difficile avec la procrastination c’est qu’on devient un peu dans un état comateux.  Tout nous semble pesant quand on est dans cet état d’esprit.  La lourdeur s’empare de nous et nous fige dans un coma intellectuel qui souvent nous fait tourner comme une boucle sans fin dans les mêmes idées ou les mêmes cafards.  On manque de motivation.

Bon ceci étant dit, comment retrouve-t-on sa motivation ?  En prenant du recul.   En prenant soin de soi.  En s’isolant un peu de la vie active et en se posant les bonnes questions.  Voilà pourquoi les vacances nous semblent si regénératrices parce qu’elles nous permettent de se donner du temps de qualité, de se tourner vers soi et d’arrêter de courir sans réfléchir.  Et croyez-moi la sprinter que je suis sait de quoi elle parle…

En terminant, voici une vidéo fort intéressante réalisée par Franck Nicolas qui présente cinq conseils efficaces pour vaincre la procrastination en cas de besoin :


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Réponses

  1. Personnellement, j’ai remarquer que si je ne sort pas minimum 1 heure a l’extérieur alors, je risque de paresser toute la journée

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    1. Quelle bonne idée ! Je me suis donné comme objectif moi aussi de sortir prendre une marche tous les jours ou de faire une activité à l’extérieur si non, au rythme où j’ai débuté mes vacances, je vais prendre 5 kilos dans la prochaine semaine ;o) !!

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  2. En Corse et dans le sud de la France, le secret c’est la sieste, de 20 minutes à 1 heure en début d’après-midi. Il y a aussi un art de vivre qui s’appelle le farniente (mot à mot ne rien faire) qui n’est pas assimilable à la paresse. Savoir prendre le temps, celui de vivre, celui d’apprécier les choses, leur juste prix et donc ne pas gaspiller sa vie.

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    1. J’adore ce mot : la farniente. Il correspond exactement à mon état d’esprit actuel. La sieste ici malheureusement ne fait pas partie de la culture professionnelle. Certaines personnes âgées que je connais par contre vont prendre un petit 20 minutes après le repas du midi et du soir. On dit que ce serait un des secrets pour vivre longtemps…

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