Il y a des moments dans la vie où comprendre c’est plus que difficile, voire impossible. Où on préfère se laisser bercer par tous ces mots qui passent dans notre tête.
Des situations qui requièrent de regarder le vide devant nous et de se taire en attendant que le calme revienne.
Des épisodes où l’on voudrait instantanément être catapulter sur un bord de mer et être seule à regarder l’écume s’étirer devant soi. Ne plus devoir ressentir la présence de l’autre.
Des endroits où on a pas choisi d’être, comme si tout à coup il fallait se modeler en témoin sans trop savoir pourquoi on doit faire partie de la projection.
Des relations qu’on doit abandonner, faute d’avoir pu faire mieux. Parce que réagir n’aurait servi à rien.
Des mots qui ne sortent pas, qui restent enfouis en soi, et qui prennent la forme d’une boule qui bloque le passage de l’énergie créative.
Des gestes qu’on ne posent pas parce que la solidarité ce n’est plus à la mode. Parce qu’aujourd’hui on nous apprend que c’est chacun pour soi.
Des regards que l’on croisent en silence et qui transpercent la peau tellement ils sont profonds et chargés d’émotions.
Des élans intérieurs qui tiraillent l’intestin, vibrent et donnent le mal de mer parce que le bateau n’est plus en équilibre.
Il y a des moments où chercher à comprendre n’est pas ce qu’il faut faire et qu’il faille abdiquer et laisser le temps faire le tri de ses pensées.
Ainsi soit-il …
Anathyna
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