Dernièrement, je me suis retrouvée devant deux options de vie. Deux avenues bien distinctes, chacune avec ses promesses… et ses risques. Et j’ai réalisé une chose : même après la cinquantaine, on peut encore se retrouver à douter, à tergiverser, à se questionner profondément avant de prendre une décision qui risque de bouleverser notre trajectoire. Voire… que c’est peut-être plus difficile encore de trancher.
Alors je me suis posée une question toute simple — mais pourtant cruciale :
Existe-t-il un outil, un repère, une méthode infaillible pour prendre LA bonne décision quand le cœur hésite et que la tête patauge ?
J’ai cherché. Rien trouvé. À défaut, j’ai fait comme souvent : je me suis repliée en moi-même, j’ai parlé à quelques amis, j’ai écouté mon instinct, passé en revue mes vieux réflexes, mes patterns… et mes erreurs aussi.
La vie est une suite de choix. Certains sont simples, anodins. D’autres sont plus lourds, plus stratégiques. Ceux-là viennent nous gratter le fond de l’âme. Ils résonnent plus fort. Parce qu’ils touchent à notre paix intérieure. À notre équilibre. Parce qu’ils ne nous appartiennent pas toujours à 100 %.
Dans mon quotidien, je côtoie des gens qui doivent faire des choix. Des entrepreneurs. Des visionnaires. Certains foncent tête baissée, portés par l’adrénaline. D’autres analysent, pèsent, scrutent, attendent le bon moment.
Mais une chose les unit : le mouvement. Tous avancent. Tous savent que l’immobilisme est un luxe qu’ils ne peuvent pas se permettre. Et pourtant… tous réussissent. Tous échouent. Autant les audacieux que les prudents.
Alors, est-ce que le vrai secret, ce ne serait pas simplement de choisir ? Peu importe la direction ? Parce qu’à force d’attendre LA réponse, on reste figé. Et là, on s’épuise à force de penser. À force d’attendre, on laisse parfois les autres choisir à notre place.
Et puis, il y a ces moments où la vie nous pousse dans les cordes. On vivait notre petite routine bien tranquille et bam, une opportunité, une personne, une situation vient nous ébranler. Elle nous secoue. Elle nous force à sortir de nos pantoufles bien chaudes. Et là, l’équilibre est rompu.
Alors quoi ? La bonne vieille liste des pour et des contre ? Oui… mais seulement si on est capable d’une honnêteté brutale avec soi-même. Et encore. Si l’émotion entre en ligne de compte, ces colonnes deviennent vite bancales.
Et si on écoutait plutôt notre intuition ? Cette petite voix intérieure que certains appellent l’écho du cœur ? C’est beau… mais parfois, c’est aussi un peu égocentrique. Parce qu’un choix ne se prend jamais seul. Nos décisions ont des effets domino. Elles bousculent, elles inspirent ou elles blessent. Elles ont un impact.
Peut-être que notre désir de faire le bon choix est surtout une affaire de perfectionnisme. Comme si l’échec n’était pas permis. Comme si se tromper, c’était perdre. Alors qu’en réalité… parfois, un « mauvais choix » nous mène exactement là où on devait aller. Vers une leçon. Une rencontre. Une transformation.
Et si, au fond, le vrai bon choix, c’était celui qu’on assume ?
Choisir, se tromper peut-être, réussir parfois, mais surtout vivre.
Parce qu’un pas, même hésitant, reste un pas vers soi.
Et ça, c’est toujours gagnant.
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